Ce mois de Mars a définitivement été un mois chargé, et ce, dans beaucoup de domaines. Mais ce week-end du 26 était un peu comme l’apogée de cette surabondance de choses à faire, de vie sociale à satisfaire et de projets à concrétiser. L’un des évènements regroupant ces trois points fut la première édition du Comic Live in Paris, affectueusement appelé ComiPa par les Twitteriens et autres depuis quelques semaines, qui se déroulait au Forum de Grenelle, dans le 15ème arrondissement de notre fabuleuse capitale.

Ayant un nombre de connaissances touchant de près ou de loin au monde de l’illustration, du dessin amateur ou même du fanzinat assez important, et ayant longtemps scribouillé avant de perdre l’envie de sacrifier quelques heures régulièrement pour noircir une feuille, qu’elle soit de papier ou numérique sur Photoshop, un rassemblement de ce genre ne pouvait qu’être attirant pour moi, et ce, depuis les tous premiers échos et tracts récupérés à JpEx. D’autant plus que quelques auteurs présents faisaient partie de ceux que je suis de plus ou moins prêt en règle générale ( coucou Kima ! ), c’était définitivement l’occasion idéale d’aller leur passer un petit bonjour et parler un peu avec eux dans un salon exclusivement dédié à ce petit monde du fanzinat.
Et d’ailleurs cela faisait du bien, d’avoir enfin une journée, avec un lieu bien délimité, pour mettre en avant ce petit monde underground qui passe régulièrement à la trape lors de grosses conventions. Qui n’a jamais fait « Okay, je repasserai plus tard » en parlant du secteur fanzine quand il se balade dans les allées de Japan Expo, pour ne prendre que cet exemple qui saute aux yeux ?
Ce ComiPa est, commençons par la conclusion, structure d’article rigolote, une expérience à renouveler absolument dans les années à venir, et nul doute que les tous petits défauts infinitésimaux seront gommés sans problème aucun, je fais confiance au staff qui était derrière cette première édition. Surtout quand les fanzineux sont eux-mêmes plus que satisfaits, d’après ce que j’ai pu glaner ici et là, au détour des stands.
Pourtant, tout aurait pu mal commencer, des soucis complètement fous de transports, l’obligation de demander mon chemin pour trouver ce damné Forum de Grenelle, bref, pas mal de conditions réunies pour me rendre grognon et mesquine dès les premières heures de la journée. Et là, ce ravissement d’entrer dans un hall plutôt classe et d’arrêter de râler à la même seconde.
Arrivée vers 10h pour les raisons juste sus-citées – loupant au passage l’installation et l’occasion quelque peu rêvée de discuter encore plus tranquillement que possible avec les auteurs, ce qui m’a rendue bien triste -, je n’ai pas eu à subir le flot de visiteurs et entrer sans difficulté, visiteurs qui étaient d’ailleurs bien plus nombreux que ce que je n’aurais pu penser, au vu des détracteurs que l’on pouvait trouver sur la toile et les différents réseaux sociaux, allant jusqu’à parler de « Fail » alors même que l’évènement n’avait même pas eu lieu et qu’il n’y avait pas de passif pour se permettre un tel jugement de valeur, je vais me permettre d’ailleurs de dire que ce comportement est remarquablement ridicule, mais eh, ça ne tue pas, du coup, certains forcent surement la dose.
Et donc, au milieu de cette petite foule, ce n’est pas moins d’une quarantaine de stands/groupes que l’on pouvait retrouver dans cette salle en sous-sol, à la fois malheureusement et heureusement exigüe pour un event « otake », tous aux fandoms plutôt variés dans les genres et qui donc, pouvaient parler à un éventail de public assez large. Même si je n’ai toujours pas bien compris à 100% cette recrudescence affolante de Nanoha sur l’un des stands japonais ! L’effet Magical provoqué par Madoka toutes ces dernières semaines… ?
• Les fandoms aux valeurs sûres…
En effet, parmi les exposants, on pouvait retrouver un nombre d’entre eux ayant fait le choix de présenter des oeuvres basées sur des fandoms déjà existants et relativement populaires depuis quelques mois ou années.
Parmi ces derniers, l’on peut distinguer Eternal S [ Deviantart ], qui offrait un dôjin Kuroshitsuji… à ne pas mettre entre toutes les mains. J’étais déjà tombée il y a des lustres de ça sur une des illustrations de la jeune fille, et j’avais été déjàà l’époque très attirée par le style. Et puis, je suis relativement corrompue d’office dès qu’il y a du Kuroshitsuji dans l’air, voilà pourquoi j’ai rapidement été faire un tour sur son stand. Mais en ne tombant pas dans l’écueil de la fangirl éhontée, se concentrant sur un seul et même objectif, il était également possible de trouver son bonheur parmi un nombre assez fous de marque-pages provenant de séries et JV divers et variés, dans un style Chibi plus qu’adorable. Je n’ai craqué que pour un petit Death the Kid mais j’aurais pu me « ruiner » pour deux ou trois autres, au vu de leur prix dérisoire et du nombre de personnages représentés – il devait bien y en avoir plus d’une centaine !
Juste à côté d’Eternal S, la Brigade SOS, qui était comme une sorte de point d’ancre pendant la matinée. Les deux premiers fanzines étaient disponibles à la vente ( et je n’ai toujours pas acheté ce second, damn ) ainsi qu’un recueil inédit, et très bien pensé pour les gens un peu déviants comme moi, le « Enter the Swapzone », une 20 de pages au principe très simple : prendre toute une série de figures masculines de la japanimation et leur donner une flopée d’hormones graphiques pour les voir se transformer en fille. Le résultat pour certain(e)s est saisissant, j’ai été bluffée par le Keitaro dessiné par Grimm, notamment parce qu’il est très proche du style d’Akamatsu. Et la dédicace de Baka la merveilleuse rend tout ceci encore plus génialissime-à réitérer à l’occase § ( d’ailleurs, Baka, tu es très mignon en fin du bouquin, je t’épouserai bien sous cette forme :3 )

Autre stand sur lequel je me suis jeté, celui des très charmantes jeunes filles de Track of Dreams, dont je n’avais jamais entendu parler mais qui font aussi du très beau. Dessinatrices d’origine chinoise, elles proposaient pas mal de fandoms, dont du Volcaloid, et et et surtout, deux sublimes recueils d’illustrations d’Umineko. Et je suis très jalouse d’Amo car je n’ai pu en avoir qu’un seul sur les deux, la faute à mon arrivée pas si tardive et un écoulement du stock à vitesse grand V, et je maudis ce mec au chapeau pour sa chouille d’avoir pu acheter ce deuxième assez désiré. Tant pis, c’est le jeu ma pauvre Lucette ! Ah, et elles avaient une petite doll toute mignonne sur leur stand, c’était chou.
Mais c’est alors qu’en fin de matinée, à force de croiser des gens, il est possible d’apercevoir des badges au potentiel putassier et charismatique un peu partout sur les gens. Un badge Kyubee. Gogogo, l’obligation de trouver le stand qui le propose devient une priorité assez urgente. Oui, je n’ai toujours pas regardé Madoka, mais ce n’est pas grave, Kyubee est une petite icône à lui tout seul, c’est un peu comme ne pas regarder Qui veut Epouser mon fils mais exulter dès que Marie-France passe à la télé.
Et c’est là qu’intervient le studio Black and White, tenu par 3 polonaises qui se sont surement posé plein de questions sur le fait que l’on dévalise leur stock au point qu’elles n’avaient même pas le temps de regraffer le petit badge à leur table. Elles semblaient démentiellement abordables pour discuter, et je me sens un peu bête de ne pas avoir pris plus de 5 minutes, mais le succès était au rendez-vous autour de leur table. J’ai juste eu le temps de leur demander par quel biais elles avaient eu vent de cet event, et le nom de Japan Expo a une fois de plus résonné à mes oreilles. Preuve que la comm autour du ComiPa était peut-être moins sauvage que celles pour d’autres rassemblements mais qu’elle fut efficace. Sur leurs stands ( car celui de Black and White était couplé avec celui d‘Irugami, pour lequel j’ai pris moins de temps, cependant… ), au dela de la quantité de badges aussi ahurissante que le nombre de marques-page chez Eternal-S, on pouvait se procurer quelques posters et recueils ( dont un apparement R-18, j’ai LOUPE ça § ). Et en plus de ce côté abordable, elles étaient super super sympas. J’espère vraiment qu’elles repasseront par la France un de ses quatre matins.

Bien entendu, l’on pouvait retrouver MangaPal et sa floppé de dôjin fraîchement importés du japon, j’ai donné mon argent sans trop réfléchir et sans regrets, dommage que pour une fois, il n’y ait pas eu d’Umineko ;_;. En revanche, on pouvait trouver un livre « 3D » centré sur Touhou, et j’en connais une qui n’a pas résisté longtemps après l’avoir vu, mais ça se comprenait, le concept était bien foutu, et le dessin était très loin d’être mauvais.
• … Mais aussi de l’original à revendre !
Et là, je vais évoquer en premier lieu l’une de celles qui me parlait le plus sur le listing des exposants, et que je suis depuis qu’elle s’est lancée dans son aventure Cockroach, Inc., à savoir (Wonder)Kima ! Kima, c’est cette addict au Starbucks créatrice de Ziprian, Ovide et de toute la petite troupe gravitant autour de ces deux idiots-là ( Scar <3 ! Janice <3 ! Tous <3 ! ). Je pourrais disserter des lignes et des lignes sur elle, tant je suis assez addict de ce webcomic, mais je vais m’en abstenir, c’est promis. Kima proposait donc principalement un Cockroach 1.2, qui est un bon résumé des deux premiers opus qu’elle a déjà mis en vente lors de diverses conventions. Et puis, il a la meilleure première de couverture du monde, avec toutes ces moustaches charismatiques. Constant, tu n’aurais pas dû mourir <3. Elle permettait aussi de récupérer son opus spécial « Snape », qui avait été réalisé à l’occasion de la sortie du 6ème film, si ma mémoire est bonne et sa couverture tout aussi magique. Ne vous y trompez pas, la demoiselle est une huge fan du professeur. Et, comme à son habitudes, tout un tas de petits goodies reliés, tels des straps pour portables et des badges, pour certains inédits.
Kima partageait son stand avec resosphere/Little_Yokai ( comme elle est connue sur Thalie ), que je déteste amicalement pour sa maîtrise de l’aquarelle en général, et, je dénonce, qui jouait à sa PSP par moments. C’est honteux, on ne la pas assez sollicitée et submergée en dédicaces. Ca se corrigera la prochaine fois, juré !

Juste à leurs côtés, Dokkun, qui semble avoir rencontré un petit succès, j’ai régulièrement vu du monde attroupé autour d’eux. Mais je ne suis pas attirée plus que ça par ce que fait Fabrissou, du coup, j’ai juste jeté un coup d’oeil furtif.
Par contre, installé pas beaucoup plus loin, il fallait noter la présence de Tsundereko ( un nom qui me fait déjà dire que ce stand est génial ) et vinhnyu, que je lurkais gentiment, étant donné que le monsieur est installé sur GameKult et que, eh !, c’est là-bas que j’ai commencé à blogguer en loucedé ! Son Fufufu 2011 est bondé d’illus qui font vraiment, VRAIMENT envie, pour ne citer qu’elle, celle de Panty and Stocking. Egalement en vente, son fanzine 100% original « Elyse – Modern Witchcraft ». Le bon point, c’est que le sieur réalise de la VPC, de ce fait, si vous avez loupé l’occas de le prendre et que cela vous tente tout de même… Vous savez quoi faire ! Les stocks sont cependant limités.
Sur le même stand ( ou se trouvaient sitouanang et kinary ), il était possible de retrouver les illus sus-citées en individuel au format A3… mais également de superbes aquarelles réalisées sur place pour certaines, je regrette encore de ne pas avoir acheté cette Sakuya de Touhou. Encore une fois, j’ai fait « fff- » devant et j’ai pleuré trois pas plus loin.
Au détour du vote pour le meilleur fanzine, en feuilletant les oeuvres proposées, j’ai pu tomber sur ce qui a, je crois, marqué pas mal de monde, la réalisation de The Maries. C’était un livre relativement petit, comparé au format A5 que l’on retrouve habituellement, ce qui déjà, fait qu’on se pose des questions. C’est tout bête, mais le moindre détail peut jouer quand une trentaine de ces choses sont alignés sur une grande table. Mais ce qui marque le plus, c’est la manière dont est édité le fanzine. De par la qualité du papier utilisé, qui a un grain assez épais, mais très agréable au toucher, la tranche rigide, on a presque l’impression d’avoir un livre qui n’est pas tout neuf dans nos mains, une envie de le manipuler avec douceur et délicatesse, ce qui renforce totalement le côté « petite oeuvre ». Et les illustrations à l’intérieur, mêlées au texte, renforcent pleinement ce sentiment. Je crois qu’après réflexion, il s’agit d’un de mes plus grands regrets. Mesdames, j’espère vous revoir quelque part et vous acheter un exemplaire !
• Les invités du jour : Les cercles japonais
Bien évidemment, il est hors de question que je n’évoque pas les cercles et artistes japonais présents pour ce ComiPa, d’autant plus que leurs productions présentées étaient de qualité.
Tous regroupés dans la même lignée, on pouvait donc retrouver l’un des stands les plus marquants a savoir le cercle PLUM et ce, grâce à ses tapisseries Panty & Stocking qui donnaient fortement envie. LE seul bémol qui en a freiné plus d’un ( et une ! ) étaient leurs prix, justifiés par rapport à la chose mais castrateurs pour le porte-monnaie… Comme évoqué au début de l’article, on pouvait retrouver sur les deux tables qu’occupaient les membres de PLUM un nombre ahurissant de doujins et de posters centrés sur… Nanoha, toutes séquelles confondues. J’aurais aimé leur demander pourquoi cette sur-exposition de ce fandom, mais une fois encore, je suis passée à côté… Sur le dépliant fort pratique qui était fourni par le staff en entrant, il est indiqué que le cercle se concentre certes sur Nanoha… mais aussi sur One Piece, et j’ai bien l’impression de ne rien avoir vu de cette série ! Mais après tout, l’ensemble de leurs produits étaient sympathiques et les amateurs avaient largement de quoi être conquis.
Personnellement, mon regard s’est porté à de nombreuses reprises vers le stand de Tsubameyado. Et là se trouve mon deuxième plus gros regret. Parce qu’avoir une de leurs planches monochromes sur mon étagère aurait été un gros gros plaisir, que j’aurais regardé amoureusement chaque soir pendant un bout de temps. L’une des artistes, dans un autre genre, dessinait sur ce qui ressemblait fortement à des cartons à shikishis à une vitesse astronomique à l’encre et aux copics, je l’ai regardée faire une Hatsune Miku crossoverisée avec les vêtements de Reimu de Touhou, j’ai eu le souffle coupé et ait été pleurer de nouveau dans un coin d’avoir autant de talent devant les yeux. Selon une photo trouvé sur le net, elles avaient même un vase gravé à l’effigie de Béato qui semblait très omochikaeri~, bref, un IMMEEENSE coup de coeur pour elles !

Il y avait également un autre stand axé musique, la Unchinku Company, et plus particulièrement les musiques de Touhou et ses remix, stand tenu par des gens plein de PASSION, affirmant que le moe ne mourra jamais ! Je suis sûre qu’une partie de la blogosphère française aimerait leur exprimer son point de vue ! En tout cas, ils véhiculaient un enthousiasme communicatif, et m’ont même poussés à me servir de mon japonais un peu branquebaland pour échanger deux trois mots. Leurs prix n’étaient d’ailleurs pas excessifs, 10€ par CD si je ne me méprends pas. Il y avait également des petits brassards oranges à la vente mais je ne sais pas trop ce qu’il y avait d’écrit dessus…
Juste à côté de Tsubameyado, on pouvait tomber sur un petit stand, le cercle Sokko Spell, avec une collection de cartes centrées sur Volcaloid, mais étant complètement incapable de faire le distinguo entre la majorité des personnages et n’étant pas une folle furieuse de l’univers ( coucou Kaji et Jade si vous passez dans le coin ), je n’ai pu que m’arrêter pour zieuter d’un oeil distrait. Si je ne me méprends pas, il me semble que l’une des vendeuses était habillée d’une magnifique tenue qui faisait qu’on la remarquait de loin.
• Au final ?
Je n’évoque malheureusement pas tout le monde, n’ayant pas eu un temps monstre ce jour-là, mais il est important de signaler que tout ce que j’ai vu ou même entr’aperçu, ce n’est que du positif. Comme la globalité des gens qui ont reviewé sur le sujet, le fait que ce soit un event entièrement dédié au fanzinat permet à ce petit monde de ne plus être la cinquième roue du carosse des conventions, d’autant que certains cercles recèlent des artistes de grand talent, qui mériteraient hautement une publication plus officielle, nettement plus que certains actuellement édités et qui trônent dans les vitrines. Je ne sais pas si parmi les exposants présents ce samedi, il y a des gens qui ont des prétentions professionelles ( certes, certains sont déjà dans ce milieu, comme Kima, si je ne me trompe pas ! ), mais ils pourraient « poser leur candidature » dès maintenant.
Je souhaite sincèrement que ce salon du fanzinat soit réitéré l’année prochaine, avec peut-être un tout petit poil d’ambition en plus pour ce qui est du nombre d’exposants et de la taille de la salle, le staff peut se le permettre, car l’enthousiasme semble général. Que ce soit de la part des exposants que des visiteurs.
Pour clôturer, petites photos de mon loot du jour, qui aurait pu être plus fourni, à la réflexion…

PS : ご信用とご親切、あさいともこさん、本当にありがとうございます (^_^)’ !
[Manga] Un bus passe ~ Heartwarming Moments
Traîner sur l’Internet est quelque chose de fabuleux. Surtout quand on le fait sans but précis. Car ce genre de configuration est la meilleure pour tomber, au milieu d’une kilotonne d’infos inutiles, sur de petites pépites qui vous feront vibrer, rire, pleurer, bref, qui soulèveront chez vous une émotion particulière.
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Et ce qui est fabuleux dans ces presque 200 pages, c’est qu’aucune histoire ne se déroule de la même manière. Certes, les protagonistes sont différents à chacune d’entre elles, ce qui devient logique. Mais les mêmes ficelles pourraient être ré-utilisées à souhait, en ne changeant que de sombres détails. Ce qui n’est absolument pas le cas. Et c’est donc 8 possibilités de se retrouver plus ou moins dans une situation que l’on a déjà vécue, ou que l’on a frôlé, l’espace d’un instant, d’une parole, d’un geste, même. Ou bien alors, prendre un élément dans chaque et composer sa propre histoire.
Il est aussi intéressant de voir que Mizu Sahara n’a pas dépeint que des amours adolescentes mais nous donne une palette assez étalée d’âges, allant de jeunes enfants découvrant tout justes les prémices de l’amour, jusqu’à de jeunes adultes avec les tracas du quotidien mais n’ayant pas renoncé à cette petite pointe de candeur sentimentale, tout en passant par des adolescents qui sont au contraire, en plein dedans. Les deux dernières histoires, d’ailleurs, m’ont plus où moins achevée. Dans le bon sens.
Pour ne rien gâcher, le trait de cet auteure est très agréable, assez shôjoesque, certes, mais elle ne tombe pas dans le piège d’yeux énormes ou d’un abus de trames fleuries ou étincelantes, qui sont deux de mes cauchemars quand j’ai une poussée fleur bleue et que je tombe dans ce genre de séries. Pas de signes particuliers qui démarquent les personnages, qu’ils soient masculins ou féminins, des gens qui sont vraiment comme ceux que l’on pourrait croiser au quotidien, dans la rue, s’ils venaient à être extirpés de leur prison de papier. Ce qui renforce ce sentiment de proximité que l’on peut éprouver pour eux et leur histoire. Ces gens, de par leur côté commun, c’est vous, c’est moi, c’est absolument tout le monde.
Et la couverture ainsi que l’histoire centrale entièrement en couleur et à l’aquarelle, plus pertinente qu’un autre moyen de colorisation, m’ont fait tomber, rajoutant un petit côté mélancolique pas désagréable.
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Comme dit quelques lignes plus haut, donc, Un Bus Passe possède une large gamme de personnages au passif, au caractère différents, et chacune de leurs histoires varie de l’une à l’autre, et c’est pour cela que l’on ait 15 ou 25 ans, ou plus encore, peu importe nos expériences, on a la forte probabilité d’être touché en plein cœur à tout moment.
Et puis, eh, come on, il ne vous coûtera que 10 euros, ce qui est très peu pour un tome d’une édition de bonne qualité et aux pages couleurs. Je dis ça comme ça.
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