[Manga] Un bus passe ~ Heartwarming Moments

Traîner sur l’Internet est quelque chose de fabuleux. Surtout quand on le fait sans but précis. Car ce genre de configuration est la meilleure pour tomber, au milieu d’une kilotonne d’infos inutiles, sur de petites pépites qui vous feront vibrer, rire, pleurer, bref, qui soulèveront chez vous une émotion particulière.

Un Bus Passe fait partie de ces petites pépites dont j’aurai sans doute découvert l’existence au hasard d’un moment de flânerie à cette bonne vieille FNAC, mais noyé au milieu de tant d’autres titres parfois bien moins qualité, il aurait surement mis plus de temps pour arriver entre mes mains. Sorti chez Kaze Manga à la toute fin du mois d’aout, raconte en 8 petites histoires, dont la longueur peut varier de quelques pages à une bonne vingtaine pour la plus longue d’entre elle, les rencontres qui peuvent découler de l’attente à son arrêt, que ce soit à la sortie de son lycée, de son quartier, ou même qui lie un pays à un autre. Et Mizu Sahara, l’auteure de ce recueil, nous conte ces rencontres de manière très émouvante. Oui, j’ai chouiné en lisant Un Bus Passe. Encore. Toujours.

*****

Et ce qui est fabuleux dans ces presque 200 pages, c’est qu’aucune histoire ne se déroule de la même manière. Certes, les protagonistes sont différents à chacune d’entre elles, ce qui devient logique. Mais les mêmes ficelles pourraient être ré-utilisées à souhait, en ne changeant que de sombres détails. Ce qui n’est absolument pas le cas. Et c’est donc 8 possibilités de se retrouver plus ou moins dans une situation que l’on a déjà vécue, ou que l’on a frôlé, l’espace d’un instant, d’une parole, d’un geste, même. Ou bien alors, prendre un élément dans chaque et composer sa propre histoire.

Il est aussi intéressant de voir que Mizu Sahara n’a pas dépeint que des amours adolescentes mais nous donne une palette assez étalée d’âges, allant de jeunes enfants découvrant tout justes les prémices de l’amour, jusqu’à de jeunes adultes avec les tracas du quotidien mais n’ayant pas renoncé à cette petite pointe de candeur sentimentale, tout en passant par des adolescents qui sont au contraire, en plein dedans. Les deux dernières histoires, d’ailleurs, m’ont plus où moins achevée. Dans le bon sens.

Pour ne rien gâcher, le trait de cet auteure est très agréable, assez shôjoesque, certes, mais elle ne tombe pas dans le piège d’yeux énormes ou d’un abus de trames fleuries ou étincelantes, qui sont deux de mes cauchemars quand j’ai une poussée fleur bleue et que je tombe dans ce genre de séries. Pas de signes particuliers qui démarquent les personnages, qu’ils soient masculins ou féminins, des gens qui sont vraiment comme ceux que l’on pourrait croiser au quotidien, dans la rue, s’ils venaient à être extirpés de leur prison de papier. Ce qui renforce ce sentiment de proximité que l’on peut éprouver pour eux et leur histoire. Ces gens, de par leur côté commun, c’est vous, c’est moi, c’est absolument tout le monde.

Et la couverture ainsi que l’histoire centrale entièrement en couleur et à l’aquarelle, plus pertinente qu’un autre moyen de colorisation, m’ont fait tomber, rajoutant un petit côté mélancolique pas désagréable.

 *****

Comme dit quelques lignes plus haut, donc, Un Bus Passe possède une large gamme de personnages au passif, au caractère différents, et chacune de leurs histoires varie de l’une à l’autre, et c’est pour cela que l’on ait 15 ou 25 ans, ou plus encore, peu importe nos expériences, on a la forte probabilité d’être touché en plein cœur à tout moment.

Et puis, eh, come on, il ne vous coûtera que 10 euros, ce qui est très peu pour un tome d’une édition de bonne qualité et aux pages couleurs. Je dis ça comme ça.

3 ans, yippee oh, yippee eh ! ~

Aujourd’hui, Tsuntsun devient grande, Tsuntsun a 3 ans.

Et donc, pour fêter ces mirifiques trois années de blogging, comme il est à la mode de créer des rubriques ou des dossiers pour une raison bien particulière, ou juste pour l’amour du post, c’est l’occasion idéale pour mettre en ligne cette petite série de posts ayant pour ligne conductrice : Les One-shots mangas.

Il est certes toujours plaisant de s’attacher à des personnages sur la longueur. Plus de richesse dans le développement, une histoire parfois toujours mieux construite avec le temps, des détails qui ne sont permis qu’en plusieurs tomes, bref, de grosses séries qui squattent au final nos étagères. Et puis, soyons honnêtes, ce genre de titres coûte un rein pour être suivie de manière régulière et avoir la « collection » complète. Certain se mort passivement les doigts d’avoir un jour commencé Détective Conan.

Même si l’aspect pécunier de l’affaire a sa légère importance, je dois avouer que depuis quelques temps, je suis personnellement plus attirée vers les séries courtes, même si j’ai actuellement sous les yeux quatre de mes séries préférées, et elles entrent dans la catégorie des séries qui ont ou vont dépasser les 10 tomes, ce qui est complètement contradictoire. L’attrait pour ces one-shot/deux tomes maximum a du sérieusement naître avec Solanin, il y a un an plus tôt.

Un ton plus mature ? Des thèmes plus pragmatiques, plus terre à terre ? Une manière d’amener les choses sous un autre angle ? Tout cela à la fois ?

Allez savoir. Mais je prends clairement plus de plaisir à lire des titres comme ça qu’un gros shônen qui tâche.

Je n’ai pas la prétention de dire que la petite sélection que j’ai concocté pour l’occasion plaira à tous. Mais si je peux vous donner la curiosité d’y jeter un coup d’œil, alors, je pense que j’aurais déjà bien gagné.

 

[PS3] Catherine ~ Harder than hard

Il existe de ces choses pour lesquelles on éprouve une attirance, voire un amour irrationnel dès le premier coup d’œil. Aujourd’hui, il s’agit pour moi de parler de cette attirance envers un jeu complètement marginal, bien qu’assez hypé sur la toile désormais. Il s’agit de Catherine. Bon, okay, le fait qu’il soit réalisé par la team Persona a grandement aidé, vu que j’ai un peu surkiffé Persona 3. Et découvrir que le casting des doubleurs était également composé de quelques-uns de ceux de Persona 3, ça a aidé au kif général de Catherine. Oui, rigoler de la doubleuse de Katherine qui est celle de Yukari dans P3, ça n’a pas de prix. Oui, quand on connait le caractère über straight des deux persos, ça n’a VRAIMENT pas de prix. Et régulièrement depuis sa sortie prévue en Amérique du Nord, je me bénis d’être une Sony-fag. Grâce à ça, commander la fabuleuse édition Love is Over, dans le grand Nord canadien, ne fut qu’une simple formalité. Contrairement aux possesseurs de la 360 qui eux, devront attendre jusque début 2012 puisque eh!, le jeu a été reporté en Europe, il y a peu de temps. Oui, ceci est une pique gratuite. Attention, l’article est rédigé de manière assez subjective par endroits, surtout du point de vue de la symbolique et du ressenti. Car c’est en ça que le jeu possède une grande force, c’est que tout un chacun y trouvera forcément un moyen de rattacher tel ou tel évènement à sa propre situation, peu importe son âge, si l’on est une demoiselle ou un mâle, ou bien même son vécu. Il y aura toujours un petit truc auquel on peut s’identifier. Ce titre est incroyablement mature, réaliste et terre à terre, malgré les fantasies que l’on peut se retrouver à affronter. Car oui, je doute qu’un jour, on en arrive à affronter pour de vrai une paire de fesses avec des yeux.

 

Catherine narre donc l’histoire de Vincent Brooks, trentenaire un peu perdu dans les responsabilités qui lui incombent de plus en plus avec l’âge, un peu bousculé par sa petite amie qui aimerait bien lui « passer la corde au cou » de manière un peu plus rigoureuse, bref, qui se sent submergé et qui aspire à un train-train quotidien un peu plus « sans prise de tête ». Et c’est à ce moment, qui représente donc le début du jeu, qu’il commencera à avoir une série de cauchemars qui représenteront ses peurs les plus importantes, ces épreuves qu’il devra surmonter afin de trouver une certaine paix intérieure et pour cela, il devra faire quelques choix. Parmi ceux-ci… Katherine, sa petite amie qu’il connait et avec qui il sort depuis un tel nombre d’années qu’il ne s’en souvient plus ( Good job, Vincent. )… ou la séduisante Catherine, qui symbolise tout ce qu’il aime chez une femme, mais aussi une certaine liberté que la dame avec un K semble ne pouvoir lui apporter. Détail amusant, qui brise totalement le quatrième mur, l’histoire nous est présentée comme un show télévisé, avec comme présentatrice Trisha, une jeune femme séduisante à l’afro… étincelante, qui s’adresse directement au joueur. Et vous retrouverez régulièrement le nom de l’émission, Golden Playhouse en haut de votre écran.

Pour commencer, le jeu présente comme trame principale, brute de pomme, une histoire d’amour triangulaire avec l’obligation de faire un choix à la fin de votre partie. Mais jamais vous ne verrez plus qu’une courbe un peu trop suggérée à la sortie du lit à l’écran. Je suis donc perplexe quand je me souviens avoir lu à tort et à travers sur le grand Internet que l’on présentait Catherine comme « le jeu érotique de chez Atlus », a peu de choses près. Catherine n’est en rien érotique. C’est suggéré à de nombreuses fois, mais jamais on ne se prendra quelque chose de franc dans la face à ce niveau-là.

Certes, on en retrouve plusieurs symboles durant tout le jeu, et en premier lieu, le pourquoi des cauchemars de Vincent mais aussi de bon nombre d’hommes, ces cauchemars étant lié au péché de luxure auquel ces derniers se sont pour la plupart livrés, en trompant leur compagne, ou en ayant eu la simple pensée d’aller voir ailleurs. Le fait de choisir des boucs pour représenter les hommes durant la phase cauchemardesque n’est clairement pas un hasard, le bouc étant un animal dont le symbolisme érotique est fort. Mais cela se limite vraiment à cela. Du symbolisme. Donc il serait largement temps d’arrêter de se méprendre sur la nature du jeu Catherine.

D’ailleurs, tant qu’à parler de symbolisme, puisque ce titre en est rempli jusqu’à la lie, autant évoquer l’autre domaine touché : L’avancée dans la vie d’adulte. Déjà évoquée plus haut, elle est elle aussi représentée par plusieurs points. Tout d’abord, de manière franche de par l’histoire racontée par Catherine, le fait de devoir choisir entre l’une ou l’autre des dames peut s’appliquer à tout choix que l’on peut se retrouver faire à tout moment de sa vie, « s’enfermer » dans un quotidien déjà pré-établi qui semble sécurisant ou au contraire, briser tout cela et se lancer dans un périple dont on n’a absolument aucune idée d’où il va nous mener.

Il y a aussi l’un des éléments situés au cœur du jeu : les instants puzzle-like, avec tous ces blocs à pousser, tirer, afin de progresser et de sortir de ces nuits complètement folles. Durant mes premières heures de jeu, je ne voyais qu’une sorte d’immense parallèle entre ces tours de blocs et le… Tartarus présent dans Persona 3. Même équipe à la création, même développeur. Mais passé l’instant fangirl, là aussi, il est possible de voir un immense symbole de l’apprentissage par le « die »& retry. On tente moult combinaison pour parvenir à son but. Certaines échoueront, d’autres mèneront au sommet. Elles sont multiples, à nous de trouver celle qui sera la plus efficace.

Et pour finir dans le symbolisme, tout simplement, qui ne s’est jamais demandé, au réveil, quel était le sens derrière les rêves complètement abracadabrantesques que l’on fait parfois ? Pour Vincent, chaque nuit, il devra affronter ses peurs, ses doutes, matérialisés par des créatures, des êtres difformes. Et c’est fou comme on se sent parfois mal à l’aise devant ces choses. Plus jamais je n’entendrais le mot « Daddy » de la même manière.

D’ailleurs, au delà du ressenti plus ou moins important que le joueur peut accorder au titre au niveau personnel, Catherine est un jeu qui a de grandes chances de vous faire sentir impliqué dans son déroulement de la première jusqu’à la dernière journée. Disposant de 8 fins différentes, ce seront vos réponses, vos actes, vos textos qui feront pencher la balance, représentée par une barre avec deux angelots aux extrêmités, l’un bleu et représentant le « bon », l’autre rouge et représentant… well, le « mauvais », et vous diront si vous êtes le compagnon idéal, ou bien au contraire, un parfait connard infidèle, tout en nuancant la palette entre ces deux extrêmes. A noter que parfois, la balance oscillera d’elle-même, suivant l’intrigue du jeu, et vous ne pourrez pas y faire grand chose. Pour l’anecdote, je suis tombée en premier lieu sur la « Bad Lover Ending », il semblerait donc que je sois une personne qui a bon fond mais qui est borderline. AHEM.

Catherine a donc une très grande interactivité, le meilleur moment d’entre tous niveau gameplay étant ces textos ou l’on peut définir somme toute une réponse assez personnelle à renvoyer à C. ou K.

Votre capital stress et adrénaline vont également vite être chargés à bloc lors des séquences de puzzle, avec ces blocs qui s’effritent par dizaines sous vos pieds à intervalles réguliers et contre lesquels vous ne pouvez rien faire, excepté grimper toujours plus vite pour éviter une mort plutôt… sanglante. Sans compter les boss qui, malgré des coups qui deviennent rapidement prévisibles et dont il est possible de préparer l’esquive, rajoute un piquant qui vous feront facilement pousser un bon « fille de mauvaise vie » des familles. D’ailleurs, encore moins que d’habitude, je n’ai aucune honte à dire que j’ai fini le jeu pour la première fois en mode facile. D’autant plus quand on sait qu’Atlus itself a du offrir la possibilité de patcher le jeu au Japon afin de lui rajouter ce mode facile, les petits japonais trouvant certaines phases de jeu assez atroces à surmonter. Petit détail qui est bien agréable : la possibilité de switcher à n’importe quel moment dans le jeu de niveau de difficulté. C’est après la première nuit que j’ai switché en mode facile, afin de pouvoir avancer plus rapidement dans l’aventure. En seconde partie, je ne nie pas que je le ferai bien en mode normal intégralement. Pour connaître ma patience. Et aussi pour débloquer le second mode multijoueur.

Car oui, il y a même du multijoueur dans Catherine. L’un en pvp, l’autre en coopération. Respectivement appelés Colosseum et Babel, référence évidente pour ce dernier qui ne peut être débloqué qu’après avoir obtenu un trophée d’or dans le Golden Playhouse, le mode principal. Du coup, pour ceux qui ont joué en facile uniquement, teh heh.

Néanmoins, le mode Colosseum peut satisfaire dans un premier temps, au vu du potentiel de putasserie que vous pourrez dégager pour escalader le niveau tout en bloquant votre adversaire. Pour tout vous dire, en une demi-journée entière, pas une seule fois avec mes deux comparses nous n’avons réussi à atteindre le sommet, tellement les crasses étaient faciles. Débloquer les niveaux de ce mode n’a rien de compliqué, il suffit juste d’avancer dans la trame principale.

A noter les compositions de Shôji Meguro, toujours fidèle au poste chez Atlus, qui signe une OST très prenante, tout à fait dans le ton de Catherine, qui ressemble parfois dans ses mélodies à celles des SMT ou des Persona, mais qui garde quand même une identité propre, et qu’il est très agréable d’écouter en dehors ou in game, vu leur participation à cet état de stress latent durant l’escalade des blocs. Ainsi que les cinématiques à la réalisation assez impeccable du studio 4°C.

 

Pour conclure, il est fascinant de constater que si, au premier abord, Catherine pourrait être plus destiné à un public masculin ( eh!, le triangle amoureux est composé de deux nanas, quand même ), il se révèle plus ou moins abordable par tous. Même si certaines questions auxquelles on répond dans le confessionnal entre chaque tour gravie sont axés 100% masculines dans leurs formulations, il est tout à fait facile pour une fille de se reconnaître dedans. Et s’il est évident que je n’irai pas mettre ce jeu dans les mains d’un gamin de 12 ans, il est interessant de voir que même si elle ne vivront pas cette expérience de la même manière, tout comme elles n’ont pas le même vécu, une personne de 20 ans comme une personne de 35 ans peuvent se sentir concernés au même niveau ( attention, pas spécialement de la même manière, je le précise à nouveau ) par cette aventure. Personnellement, les problématiques de la vie d’adulte, elles commencent petit à petit à pointer le bout de leur nez, et répondre à certaines questions, ça fait réfléchir.

Bref, un jeu que je recommande chaudement pour cet univers si mature, qui permet de réfléchir sincèrement devant sa console. De se sentir un peu couillon parfois aussi. Mais dans tous les cas, il y a peu de chance de regretter d’y avoir consacré un peu de temps.

Si je vous dis que je dors régulièrement sur une taie d'oreiller comme ça, c'est grave à votre avis ?

[PSN] Limbo – « I can see dead people »

En l’occurrence, des enfants morts. Beaucoup. Trop peut-être, si vous êtes un petit cœur sensible. D’ailleurs, il est fort probable que ce soit cette violence psychologique qui vous poursuit durant toute cette expérience vidéo-ludique qui ait valu à Limbo ce +18, désormais disponible sur le PS Network et sur Steam, en plus du XBLive Arcade, ces petits coquinous ayant bénéficié d’une exclusivité durant une année environ. D’ailleurs, si vous êtes plus axé « Jeu sur PC », profitez réellement de le récupérer sur Steam, il y est un peu moins cher. Moi, en fidèle de la manette…

Expérience vidéo-ludique, oui, ça résume plutôt pas mal Limbo. Même si la présence de gros facteurs phobiques pouvait au départ être synonyme d’abandon ou d’un simple visionnage sur le tube, il est clair que ça n’aurait pas donné grand chose de comparable avec les sensations de jeu, manette en main.  Oubliés les cris de stupéfaction quand le pauvre petit garçon qui sera votre héros pour les quelques heures à venir se verra être réduit en charpie par un piège à loups, à peine les 5 premières minutes de jeu. Envolée, la tension quand on fait courir à perdre haleine ce même petit garçon pour échapper à cette très grosse bête qui, dans la vraie vie, et à une taille beaucoup plus raisonnable, vous rend hystérique. D’ailleurs, heureusement et malheureusement à la fois pour mon cas, l’élu de mon cœur avait décidé de me montrer joyeusement le passage concerné, ce vil faquin.

Dans tous les cas, Limbo aime jouer avec les émotions. Positives comme négatives. Et tout ceci est clairement aidé par les choix esthétiques et sonores que les développeurs danois du studio PlayDead ( ah ah, ce nom presque révélateur ) ont fait.

Tout d’abord, n’espérez pas trouver un monde débordant de sucre et de couleurs de partout. Tout ce à quoi vous aurez le droit sera un charmant camaïeu de… noir et gris, nous donnant la sensation d’un monde onirique, presque irréel. Et les seules véritables touches de blanc que vous apercevrez seront les yeux du petit garçon. Ces yeux, qui dans certaines zones, seront vos seules sources de lumière, tout court. Histoire de vous indiquer ou est-ce que vous vous situez dans ce couloir démentiellement sombre, alors qu’une mitraillette vient de casser la providentielle ampoule qui vous indiquait la voie à suivre.

Viendra alors le moment où il faudra que vous prouviez que vous avez une bonne oreille. Pour faire attention au moindre déclic. Comme par exemple, cette énorme pierre qui s’est mise à coulisser vers vous, qui roule à toute vitesse et qui donnera une fois encore, un destin funeste à votre petit et vaillant héros. Le jeu n’est globalement pas très généreux en sons. La preuve, le petit garçon n’émettra jamais un seul décibel avec ses cordes vocales, tout ce que vous entendrez de lui, ce seront ces bruits de pas sur l’herbe, sur des plaques de métal ou même encore dans l’eau croupie. Mais si Limbo ne sera jamais reconnu pour une OST, en revanche, il faut vraiment admettre qu’on peut parler d’une ambiance musicale. Cette légère mélodie qui ne laisse pas entrevoir que cinq secondes plus tard, vous allez mourir en étant criblé de balles. Cette herbe qui est brassée par le vent qui souffle et qui nous fait presque oublier ce léger renfoncement dans le sol. Bam. Pour ce qui est de la vibration des tympans, tout est géré avec une extrême parcimonie, le strict minimum. Ce que le cerveau marquera forcément. Et c’est cette parcimonie qui fera que l’on évitera quelques morts type « Die & Retry ». Peut-être.

Mais que tout cela ne fasse pas oublier le but principal de Limbo : Résoudre les énigmes ou passer les obstacles qui se dresseront sur votre chemin par un minimum de logique. De logique, de physique de base même. De timing même. Souvent. De nombreuses fois, prendre le temps de compter les secondes pour passer un piège en toute tranquillité peut s’avérer une solution efficace. Peut-être pas la meilleure. Mais efficace.

Lors des deux premiers tiers, il est facile de buter, mais il est tout aussi facile de se défaire d’une énigme qui bloque le passage. Deux ou trois morts – qu’est-ce qu’il est cruel de parler de morts quand il s’agit d’un enfant d’environ 5-6 ans – suffisent bien souvent à comprendre le mécanisme. Parfois un peu plus, mais les cas sont peu nombreux. Le dernier tiers, lui, est un peu plus retors. Je l’ai souvent haï. Cette gravité qu’il faudrait damner. Mais dans tous les cas, jusqu’au dernier instant, rien d’insurmontable. Au pire, comme dans tout jeu imposant une réflexion et faisant appel à votre logique, il suffit juste d’éteindre et de rallumer quelques heures plus tard. Hop. Magie. Tout passe d’un coup et vous reprenez votre quête.

Votre… quête. Là aussi, ça demeure très minimaliste, et vous n’aurez fondamentalement aucune explication in game sur le pourquoi du comment que vous déjouez maintes et maintes pièges. Rien, jusqu’à ce que vous arriviez à la fin. Et encore.

Non, pour cela, il faudra lire le résumé du jeu, ou vous apprendrez que le petit garçon est à la recherche de sa sœur. Il doit vraiment beaucoup l’aimer pour traverser cette sombre forêt pas très accueillante, cette ville pleine de rouages et de leviers et que sais-je d’autres. Ah oui, ces autres petits diables qui tentent à la moindre occasion de vous offrir une énième mort pas très sympa.

Puis soudainement, ou peut-être avant, vous faites attention au titre du jeu. Et là. Des tas d’interprétations se font. Des tas. Impliquant des sens cachés à plein de choses. Même à cette très grosse bête dans le premier tiers du jeu. La page TvTropes est plutôt bien fournie en explications mais le plus fou reste quand même Youtube et ses vidéos – ainsi que leurs commentaires -, ou les joueurs donnent leur propre interprétation de ces 4 grosses heures de jeu, sûrement moins pour les plus réfléchis d’entre nous. Attention, n’allez pas voir tout ça si vous comptez jouer à Limbo un jour prochain. Ça vous gâcherait définitivement toute la magie présente dans ce titre.

Limbo n’est donc pas un jeu à mettre entre toutes les mains, assurément. De par son côté choquant, il pourrait marquer un peu trop les plus jeunes ou les plus sensibles d’entre les gamers. Mais pour les autres, il n’est pas essentiel mais conseillé de s’y frotter. Avec ce risque d’avoir les poils du bras qui se hérissent ou une palpitation qui augmente sensiblement lors d’un passage un peu plus phobique. Quatre heures pour 12€, quand on constate comment celles-ci sont occupées, on se dit qu’on en a pour son argent. Surtout que les versions PS3 et PC offrent un petit challenge supplémentaire pour les plus acharnés qui auront digéré le run principal.

Je n’ai pas encore digéré.

[PSP] The 3rd Birthday – It’s the end of the world…

Il existe certains jeux pour lesquels on éprouve une légère curiosité, sans pour autant oser dépasser le cap de l’achat. The 3rd Birthday faisait partie de cette catégorie. Repéré depuis des mois sur le site d’infos Legendra, un site qu’il me plait de visiter de temps à autres pour avoir une actu ciblée RPG, mon genre de prédilection, le fait qu’il soit rattaché à la licence Parasite Eve, à laquelle je n’ai jamais touché – comme tant d’autres, damn -, était mon principal contre-argument pour y revenir un autre jour, un autre mois, plus tard, en clair. Car j’ai parfois une grosse difficulté à entamer un univers vidéoludique par son dernier opus, surtout quand il y a risque de références aux épisodes précédents au sein même du scénario, freinant sa totale compréhension.

J’ai finalement craqué au début des vacances d’été, dans une envie furieuse de remplir ma ludothèque PSP. Pour la petite anecdote, il est rigolo de signaler qu’il ne m’a pas coûté un kopeck. Tout comme trois des cinq jeux que j’ai récupéré ce jour-là. Cette bonne affaire, d’autant plus que The 3rd Birthday possède quelques qualités pour lui.

L’action se passe donc dans un futur très proche, un peu plus de deux ans plus tard, et commence le 24 Décembre… 2012. Et oui, pas de fin du monde, les habitants de Manhattan, puisque c’est là que se déroulera la majeure partie des évènements de cet opus, font leurs dernières courses ou se baladent tranquillement dans les rues, profitant de l’agréable ambiance de la veille de Noël. Du moins, jusqu’à ce qu’un énorme black-out survienne.

Et là, c’est le drame.

Une espèce inconnue, qui sera gentiment appelé les Twisted ( les tordus, les malsains, les pervertis, au choix, je ne suis pas traductrice, moi… OhWaitAMinute. ) fera son apparition dans les rues de la célèbre île et plus loin encore, décimant la population et semant un fabuleux chaos, donnant au joueur l’impression de commencer son aventure dans un monde aux tendances post-apocalyptiques. Je vous garantis que si la Tour Eiffel a souvent été abîmée dans les films ou clips plus ou moins récent, la statue de la Liberté en prend aussi pour son grade cette fois-ci.

 

Après cette cinématique d’introduction du contexte, nous sommes très vite transportés un an plus tard, au sein des bâtiments d’un groupe se nommant le CTI – Counter Twisted Investigation -, chargé comme son petit nom l’indique de mettre en lumière la solution qui permettra d’éradiquer la menace des Twisted, mais également de rayer du paysage les tours sorties du sol durant cette attaque du 24 Décembre, tours symboliquement appelées « Tours de Babel »

Cette solution, bien évidemment, c’est Aya Bréa, l’héroine.

O-Overdive O-Overdi-ive !

Dans cet opus, Aya dispose d’une capacité bien spéciale, l’Overdive ( et non pas Overdrive, comme j’ai pu lire quelque part sur l’Internet des grands ), lui permettant de transférer son esprit dans le corps d’un autre afin de le contrôler, ceci sans restriction de temps, d’espace, sans aucune limite, donc. Aidée du CTI et de ses membres, ces derniers ayant élaboré une machine lui permettant de voyager dans l’espace temps, elle se servira de cette compétence unique pour changer le déroulement prévu de certains événements cruciaux, susceptibles d’aider à un retour à la normale.

Et cette aptitude semble définitivement être l’un des plus gros points forts de The 3rd Birthday, donnant un gameplay plus qu’attractif et dynamique. Explications.

 Le jeu est divisé en missions, qui sont autant de voyages plus ou moins reculés dans le temps pour Aya, et au début de chaque mission, cette dernière transfère son esprit dans le corps d’un soldat lambda étant sur le terrain. Mais bien évidemment, les missions sont bien loin d’être de tout repos, et il est fort peu probable, sauf si vous êtes un sacré PGM – ce que je ne suis pas, ça se saurait sinon -, que vous réussissiez ne serait-ce qu’une mission avec ce soldat initial dans lequel Aya se serait « divé ». Car le jeu est clairement fait pour qu’Aya se rende d’enveloppe en enveloppe, c’en est presque l’essence. Durant les différentes salves d’attaques, les hommes du bataillon auquel vous appartenez provisoirement se dispatchent de manière fort intelligentes dans les pièces ou zones d’action, suivant leur rôle. L’un sera un sniper qui permettra de viser les ennemis volants haut dans le ciel, l’autre sera dans un tank et sera chargé d’utiliser le canon pour libérer la voie, un autre aura le même armement de base mais sera tout simplement mieux placé pour viser un Twisted avec plus de chances de l’abattre. Tout vous y pousse. Et parfois, selon l’ennemi, vous n’avez juste pas le choix. Sinon, c’est le game over assuré. Et cette caractéristique de gameplay, vers la fin du jeu, apporte de grosses décharges d’adrénaline au joueur, le temps de réaction dont vous disposez étant parfois relativement court.

Si le système est principalement à utiliser pour passer d’allié en allié afin de maximiser les chances de succès dans vos missions, il peut également servir à lutter contre les ennemis de manière beaucoup plus radicale. En effet, Aya a la possibilité de se projeter en eux, ce qui leur cause un plus grand nombre de dommages qu’avec un chargeur entier de votre kalachnikov, en bien moins de temps. Et bien souvent, pour les gros méchants Twisted, c’est fort utile. Seulement, il vaut mieux utiliser cette compétence avec parcimonie, à une certaine distance de la cible, car Aya met quelques précieuses secondes à se remettre de cette attaque.

Afin de lancer cet Overdive contre les ennemis, il faudra néanmoins leur infliger un certain nombre de dégâts, et, bien que vous pouviez vous acharner sur eux pendant 30 secondes, et autant de chargeurs – oui, non, j’exagère un peu -, vous pouvez prendre votre mal en patience et garder votre ennemi en visée assez longtemps sans tirer la moindre balle afin d’enclencher un tir croisé, avec tous vos camarades sur le front à ce moment-là. Ce qui se révèle parfois diablement efficace.

Et, pour peu que vous soyez un nerveux de la gâchette, il vous sera relativement aisé d’avoir recours à la technique ultime d’Aya : La libération. Ce God-mode, dont la durée s’estime à environ 15 secondes, porte bien son nom. Aya est comme désinhibée, elle libère toute l’étendue de son pouvoir. Et gagne monstrueusement en vitesse et force de frappe, ainsi qu’en esquive. Il est bon de s’en servir vers la fin d’un gros combat, ou lors de situations plus ou moins critiques – quand vous n’avez plus beaucoup de vos alliés à disposition, par exemple… – car à la fin de ce temps imparti, Aya délivre un coup final relativement puissant. Combiné à la salve d’attaques, ces 15 secondes peuvent être dévastatrices pour le camp ennemi.

Okay, ça peut aussi tout simplement servir pour cassos un peu plus vite. Croyez-moi, c’est très utile quelque part dans le jeu.

En clair, un gameplay qui bouge, qui transforme ce TPS en un jeu très vivant, qui ne représente pas une simple succession de salves de tirs afin de se débarrasser de vilaines bêtes, toutes plus grosses les unes que les autres.

 Bien entendu, tout ce mouvement n’entache en rien la beauté générale du jeu. Que ce soit en pleine action, ou les terrains, les bâtiments sont détaillés avec soin, les cutscenes, ou durant les magnifiques cinématiques parsemées tout au long des différents épisodes qui composent The 3rd Birthday. D’ailleurs, il aurait été étonnant de la part de Square Enix que de bâcler ce genre de choses. Et puis, eh, Aya, c’est une bonnasse, déconnons pas.

Autre point plutôt positif, l’OST du jeu, composée par Yuko Shinomura qui a entre autres, travaillé sur les OST de la saga de Kingdom Hearts, mais aussi sur Xenoblade, qui débarque très prochainement par chez nous, et pour lequel j’ai une grande hâte. Cette OST, donc, qui offre des pistes très prenantes, rajoutant toujours plus d’adrénaline dans les moments critiques/de forte action.

Je dois cependant avouer que je n’ai pas prêté grande attention à tout ce qui fait l’essence RPG-esque du titre, à savoir l’évolution d’Aya et de ses capacités via les séquences d’ADN. Certes, je m’en suis servi, il aurait été idiot que de passer complètement à côté, mais je n’ai pas étudié en profondeur toutes les possibilités disponibles.

Car il semble y avoir un nombre impressionnant de choix quant aux combinaisons d’ADN. En effet, pendant vos joutes avec ces forts charmants Twisted, ou même tout simplement à la suite d’un Overdive bien placé, que ce soit envers vos compères de fortune ou un ennemi, vous aurez peut-être la chance de récupérer un fragment d’ADN, porteur de capacités bien précises, qui vont des capacités de soin à celles d’attaque, en passant par des boosts de défense. A chaque fois que vous accéderez à un ordinateur, vous pourrez alors modifier la séquence ADN de l’héroïne. Et là semble commencer un fin choix stratégique, savoir lesquels privilégier entre tous ces fragments récupérés, créer une Aya bien unique. A noter que si la majeure partie des fragments que vous récupérerez sont positifs, il en existe certains, de couleur rouge, qui représentent les debuffs. Là encore, un peu de stratégie s’impose pour savoir si vous prenez le « risque » de les utiliser.

Tout comme vous pouvez faire évoluer les compétences d’Aya, vous pouvez également faire grandir son stock d’armes. Et son habilité à s’en servir. L’expérience engrangée sur le champ de bataille fera naturellement monter le niveau de l’arme dont vous vous servez, mais vous aurez également à votre disposition un service de points, nommés BP, que vous gagnerez en trucidant ces vils Twisted. Là encore, une réserve d’armes semblerait-il impressionnante, mais je suis restée très sobre dans la collectionnite et me suis contentée de deux fusils snipers et de deux mitraillettes, en plus du pistolet de base aux munitions infinies ! Toujours plus de dégâts !

Tout semble donc relativement positif pour cet opus de la saga Parasite Eve. Oui, il y a pas mal de qualités indéniables à ce RPG/TPS. Mais il souffre tout de même de deux bons défauts qui entachent gentiment ce tableau.

Aya-Ïaïe

Tout d’abord, le scénario. Alors, il est vrai que je disais en début de ce billet que je n’avais pas joué aux deux premiers jeux. Du coup, je me pose franchement la question, quelques jours après avoir fini, si cela est dommageable pour la parfaite compréhension de cet opus. Il n’empêche que si l’on peut suivre plus ou moins le fil scénaristique pendant les premières heures de jeu, les quinze dernières minutes sont complètement incompréhensibles, même en s’accrochant bien, et c’est bien dommage, car la solution à toute cette intrigue repose grandement sur ces quinze dernières minutes. Ou alors, j’ai loupé quelque chose. Peut-être que la lecture des fichiers complémentaires au fur et à mesure du jeu auraient pu m’aider, en tant de novice de l’univers. Mais il est franchement dommageable que toute une partie des données qui pourraient être exploitables en heures de jeu franc, soient tout simplement retranscrites en dossiers. FFXIII marchait sur le même système, ça m’avait moins gêné dans la mesure où ça ne gênait pas la compréhension du scénario, à aucun moment. Là, j’ai un doute avec The 3rd Birthday.

L’autre point négatif majeur que l’on peut relever, comme je l’ai dit quelques lignes plus haut de manière discrète : sa durée de vie, un peu faible. Je ne suis pas une hardcore gameuse. Mais alors que le TPS n’est clairement pas mon genre favori, j’ai pu boucler l’histoire principale en tout juste 7h et des poussières. Ce qui est PEU. Certes, The 3rd Birthday bénéficie d’une petite replay value, puisque qu’il dispose d’un New Game +, et certains items ne sont disponibles qu’après avoir fini une première fois l’aventure. Mais si l’on s’en tient foncièrement à une partie unique, c’est assez limite.

Enfin, il est dommage que le jeu soit intégralement en anglais, ce qui freinera fatalement quelques joueurs qui auraient pu être intéressés mais que la langue de Shakespeare n’inspirent que très peu.

En définitive, une bonne surprise que ce TPS qu’est The 3rd Birthday. Jeu très dynamique, qui offre des temps de repos entre deux missions effrénées grâce à des cinématiques et des cutscenes de très bonne facture, une Aya très attachante, qui pourra apparaître quelque peu crybaby par moments, mais à qui on pardonnera, tant elle compense par certains passages pleins de badasserie. Il est dommage que la qualité générale du jeu soit entaché par sa faible durée de vie et son scénario ou l’on commence à se perdre sur la fin si l’on n’a pas eu le réflexe de se remémorer quelques éléments clés via les dossiers annexes. Néanmoins, il reste un très bon titre de la PSP, que l’on soit un franc amateur du genre ou non.

« Tu sais quoi ma Josiane ? Brigitte, elle avale pas ! »

Cet échange fut clairement celui qui illumina le week-end du 20 Mai 2011. Okay, il y en a eu quelques autres de qualité, mais cette réplique est passée direct au statut de Golden One. Car ce week-end, les humbles (mais pas trop) petites personnes que Nashi et moi-même sommes étions réunies du côté du Kremlin Bicêtre, pour cette obscure convention qu’est l’Epitanime, 19ème édition. Nous n’abordions pas la convention de la même manière, puisque tandis que Nashi pouvait voir ça d’un oeil de visiteur total, oeil complètement défoncé sur le final, j’étais pour ma part staffeuse (mais pas trop) pour le compte de l’Association Forum Thalie. Mais ça ne nous a pas empêché pour un Kopec (wink wink) de bien profiter de ce week-end, tel un duo Black&White un peu maléfique sur les bords. Même ces jeunes un peu bourrés qui se découvrent des talents de tauromachie sur les rails des trains n’y pouvaient rien, n’est-ce pas mon Nashi ?


Exactement ma Kitsune, pourquoi arriver à l’heure quand on peut se faire désirer pendant 3 heures tout en profitant du confort d’un train coincé à une quarantaine de kilomètres de Paris? Ça aura même permis de créer à mon échelle toute personnelle un paradoxe temporel : une convention Epitanime plus à l’heure que ma petite personne…BREF § On me souflotte dans l’oreillette que la convention c’est lancée avec plus d’enthousiasme et de bonne humeur qu’une savonnette dans un manga de Clamp via l’AMV Enfer et un jeu que TU présentais avec Amo! Tu peux nous en toucher un mot (en tout bien tout honneur) ?

Oh la la, ce petit troll gentillet sur CLAMP, ce n’est vraiment pas très sympa. Et surtout associer CLAMP et la période d’Epitanime, ohlalala- Je devrais te changer tes accès pour la peine. Mais oui, la convention a commencé sur les chapeaux de roues avec l’AMV Enfer : Troll No More qui, fut un peu… la meilleure prestation de l’association pour le week-end. Et wow, que le premier qui me dit que mon jugement est biaisé de quelque manière pour cause de « connivences » peut aller se faire free-saïkser dans une des cabines de toilettes sans passer par la case départ ! L’AMV Enfer, réalisé par Concombre et avec la généreuse contribution de 19 autres clippeurs ( Okay, Commandant vous éclate tous, mais ça, c’est normal, c’est parce que c’est lui ), a rempli la salle de projo P03, tant et si bien que des gens sont ressortis parce qu’ils ne pouvaient pas accéder à l’écran ou avoir une place décente pour le regarder. Moi, j’ai eu de la chance, c’était un peu comme si j’avais été jury à Cannes, où j’avais une place de choix au premier rang qui m’était RESERVEE.

Bref, du très très bon, et l’heure est passée comme une lettre à la poste.

Pas comme… Le Quiz RoleCosplay. Sur scène. HNG. J’en souffre encore un peu, et je pense que je peux sans trop de problèmes me décerner le titre de « Présentatrice géranium ». Déjà que je ne suis pas follement à l’aise au micro, le fait de devoir passer régulièrement ce dernier aux candidats afin qu’on puisse les entendre sans trop de soucis réduisait encore plus mes possibilités d’expression. Encore heureux qu’Amo est un présentateur qui gère plutôt bien ce genre de choses.

Mais s’il n’y avait eu que ce souci matériel – d’ailleurs, hein, soyons honnêtes, le Vendredi soir, c’était un peu le fail techos partout pour Epita -, mais non, bien sur ! Il a fallu que certains des cosplayers nous lâchent au dernier moment, comme des gueux. Surtout quand tu apprends que la Panty qui doit participer est supposément la même Panty que celle qui était sur scène 10 minutes plus tôt pour recevoir son prix de concours Cosplay. Du coup, heureusement que je connais quelques cosplayeurs plus que sérieux, et que ceux qui ont participé étaient adorables, parce que je serais capable d’être méchante un peu gratuitement avec ce petit monde presque à part (mais pas trop).

Du coup, l’activité est clairement en suspend, et ma volonté de présenter des trucs est de plus en plus moindre au fil du temps.

Mais fooort heureusement, il n’y avait pas que ça, et après un rapide débriefing avec DA BOSS juste après – durant une autre activité Thaliste, oups, je m’intéresse à mon asso (mais pas trop) -, il était temps de foncer vers… Du karaoke, il me semble ? Ou je vous ai rejoins, mon cher, si je ne dis pas trop de bêtises ? La drogue, le Dark Dog, toussa.

Holala oui le Quiz RoleCosplay, j’étais justement dans la foule et entre un Zelos est un personnage que j’aurai bien gentiment flingué, bon bon bon, j’ai pas sentis le public très très chaud et c’est bien dommage parce que l’idée était bonne…BONNE comme une session karaoké de l’Epita (j’aurai pu faire une autre comparaison impliquant des cosplayeuse mais hey! Grivoiserie gratuite et potentiels problèmes avec la brigade des mœurs).


Car oui, le karaoké c’est un peu ma grande passion annuelle, c’est des heures à se flinguer la voix dans une ambiances de vestiaires où tout le monde hurle pour son anime favoris, hue les plus mauvais et le tout toujours dans une bonne humeur communicative et un enthousiasme qui doit être parfois super-effrayant pour ceux qui ne comprennent pas forcément les raisons du dit étalage de PASSION, Libera me From Hell et l’op de Evangelion me viennent spontanément en tête niveau exemple et c’est toujours rigolo de regarder dans la salle le visage des gens qui captent difficilement pourquoi leurs opening de Naruto ne soulèvent pas autant les foules (HAN§ GRATUIT§). Reste que le karaoké Epitanime m’a une fois encore convaincu, je pourrai bien sûr faire le petit reproche de ne pas avoir eu Yatta et Renai Circulation mais là comme toujours c’est une histoire de bol, il faut se pointer aux bonnes cases horaires…

Oh! Et pour rebondir sur les propos de Kitsune, la Redbull… Bon voilà ne faite pas ça chez vous les enfants, chaque année je fais mon petit sauvage, je ne dors pas pendant plus de 48 heures, fatalement je commence à boire un peu de cette fameuse potion magique et…GRAVE ERREUR. Ayez juste la curiosité d’en boire une bonne gorgée devant un miroir et faire un avant après avec la couleurs de vos yeux pour comprendre à quel point l’idée est booooof… En même temps je dis ça mais ça m’a bien aidé à conserver un certain peps, une certaine joie de vivre et d’amour pour mon prochain qui m’ont motivé très très fort à aller voir un peu ce qui se passe du côté du bâtiment jeux vidéo, bâtiment plein de borne d’arcade et de jeux musicaux… D’ailleurs Kitsune je sais de source sûre que tu à eu l’occasion de te frotter à Just Dance, une bafouille à ce sujet?


Ah ah, j’aurais adoré te voir jouer à Just Dance tiens. J’ai surement manqué un lot de belles photos dossier, que j’aurais pu ranger avec celles des autres gens pour les revendre plus tard à un prix pas dégueu qui aurait couvert mes frais en achats compulsifs pour 2 semaines ( coucou Tetsuo, coucou Nanomachine, si jamais vous passez par là ).

Et donc, j’ai pu me défouler sur Just Dance 2, ouais. Et woah, ce pied que j’ai pris. Ce jeu est clairement fait pour vous redonner un bon boost, surtout quand vous y jouez entre copains. Manquer de casser des Wiimote (mais pas trop) n’aura jamais été aussi rigolo. Par contre, que Marcus se rassure, pendant qu’il signait des kassedédi dans le Forum, moi, je mettais bien ma dragonne autour de mon poignet pour jouer.

Bien sur, tout était déjà un peu biaisé vu que Just Dance 2 est dans ma vidéoluthèque Wii, mais personne ne m’a trop tenu rigueur de choisir certaines musiques. Je crois.

Le coin JV était d’ailleurs sympa en général, j’ai pas touché à grand chose, parce que je suis naaaze et que j’aime pas des masses jouer devant des gens, mais j’ai fureté. Et ainsi, la place était effectivement ouverte à un peu toutes les générations, de l’arcade aux bons gros trucs récents et aux gros écrans HD qui tâchent en passant par la « sacro-sainte » rétro. J’aurais d’ailleurs dû prendre un peu de temps pour mater ce que faisaient les joueurs de BlazBlue pendant le tournoi, le samedi soir, histoire de pouvoir rager sur leur skill alors que moi, je misère en facile dans le mode histoire.

Par contre, oh la la, Why Epitanime sur un truc. Organiser un tournoi pour les filles, et seulement les filles, okay. Selon moi, ça accentue toujours plus ce cliché comme quoi les gamers et les gameuses ne sont pas mis au même plan, mais pourquoi PAS, si ça peut en faire participer certaines qui sont un peu timides. Mais pourquoi accentuer encore plus ce gap… en utilisant Puzzle Bubble ? J’aime bien Puzzle Bubble, il ne faut pas croire. Mais pourquoi faut-il tomber dans le « niaiseux » comme ça ? Si vous réïtérez l’expérience l’année prochaine, mettez Bulletstorm l’année prochaine, pretty please.

Et tant qu’à continuer dans les JV, mazette que le coin Orgames faisait vide les deux fois où j’y ai mis les pieds. Excepté quelques rares hardcore (mais pas trop) adeptes de DDR, c’était bien pauvre en populace. Dommage pour l’associations des jeux musicaux, ils devront repasser ou se fournir avec le mauvais goût qu’est le Kinect et son un peu moins mauvais Dance Central.


Mais avec tout ça, j’ai l’impression d’avoir énormément bougé un peu partout pendant cet Epita, sans rester bien longtemps à un endroit précis. Et toi, mon Nashi, puisque malgré notre statut de jumeaux maléfiques, nous n’avons pas toujours été ensemble pendant cette Epita, quels sont les endroits que je n’aurais pas fouillé et où tu as été faire ce qui est maintenant devenu une expression commune : du journalisme total ?


Et bien j’ai presque honte de te l’avouer ma Kitsune mais plus je lis de compte-rendu sur la conv’ et plus j’ai la vague impression d’avoir fait du journalisme PARCELAIRE : Kek était à l’Epita? Un tournoi de Blazblue? Pour un peu je pourrai feindre d’apprendre que Marcus était là histoire de bien me coller une réputation de touriste à œillères…
Faut dire que je me suis surtout concentré sur les GRANDS jeux thalistes (avec cette prestation OLOL sur le quizz hardcore, heureusement que j’ai envoyé un de mes poulains en remplacement) et le reste du temps je vagabondais vaguement, me scotchant à la première activité possible…Et la plupart du temps c’était les fameux concours de cosplay.


Et c’était vraiment très sympa, j’ai particulièrement en tête le cosplay Worms qui était super impressionnant et qui avait l’avantage de proposer un véritable sketch comme ça fait plaisir d’en voir… S’il vous plait, arrêter cette tendance de jouer les poseurs un peu gratuitement, vous faite deux trois poses, on voit que le costume est réussis MAIS c’est chiant, tout le monde regarde sa montre et après les premières réactions de fanboy/admiration pour le travail accomplis tout le monde attend le cosplay suivant. Le cosplay Summer Wars par exemple avait tout pour être sympa, on sentait le boulot derrière mais hey! Le costume c’est 50% de la performance, il ne faut pas miser QUE sur ça.


Géographiquement du coup je n’ai pas fait grand-chose, la salle JV et son DONKEY KONG BONGA très très fun, la salle de kara, la scène principale et
les toilettes le marais… Oh! Et bien sûr le sous-sol avec son stand HK qui te fait des cligner des yeux avec ses goodies aux couleurs chamarrées; coquinou va.


Mais c’était une chouette Epita et j’ai presque envie de dire ma « première » vrais Epita vu que pour une fois j’étais soumis à aucun impératifs…C’est assez fou comme cette impression de toujours louper un truc est présente après mais bon, le peu que j’en ai fait était vraiment agréable…Mais je suis un faible, je ne suis pas resté jusqu’au bout, qu’est-ce que ça fait d’être une journaliste totale et héroïque Kitsune?

Ah ah, tu sais, je suis une mauvaise, j’ai bien plus dormi que prévu (mais pas trop non plus, déconnons pas). Et du coup, j’ai sacrifié un peu de temps pour découvrir plein de choses ou d’activités. Et puis, je ne suis pas restée jusqu’au bout non plus ! Bref, on ne peut pas dire que j’ai méga rentabilisé mon temps.

Mais la chose précieuse que je retiens de cet Epita, c’est quand même le temps que j’y ai consacré pour les copains. Les rencontres. Les gens BIENS. Parce qu’il y en a, des tas. Ainsi, je doute qu’ils passent tous sur cette page, mais, dans le désordre, merci à AliceSutaren, Phichtre, Nanomachine, Pso ( ça va, tu as bien traité mon appareil, comparé à d’autre ), Baka, Nemo, Tsuchi, même si j’ai manqué de te tuer pour ce réveil impromptu, Amo, Galoo, Jaerdoster., Commandant. La topine  Kaji de la fack aussi.

Et puis, palme spéciale à TetsuoVegeta et Pimii, tiens. Puis forcément à toi aussi, mon Nashi.

Et et et merci au plus important de tous, pour me supporter encore maintenant même après cette tronche monumentale du samedi soir que j’ai affiché.


… Je pense qu’à y réfléchir, il y a quand même quelque chose à sauver de cette Epita. Je dis donc à l’année prochaine. Dans quelles conditions, cette fois-ci… Who knows.

Tales of Vesperia [A la boooonne aventure]

Le donjon des mouettes et mort il y a maintenant un an, nous n’irons plus jamais au cinéma ensemble et je ne lui sussurerai plus de coquins chuchoti-chuchota dans l’oreille, c’est comme ça, R.I.P. l‘ami…Si j’avais su qu’il avait le sida je n’aurai pas mis ce singe hyperactif dans ta chambre >: Bref! Me voilà maintenant sur Tsuntsun.fr et si je ne fait pas un article fissa j’aurai une visibilité d’ami imaginaire à l’épitanime, mon égo ne s’en remettrait pas!
Pendant cette année de silence bloguesque il s’en est passé des choses, l’acquisition de la Xbox 360 et la fascination pour les succès qui en découle naturellement, la sortie d’une nouvelle version de pokémon, Panty & Stocking, Kitsune qui finit Persona 3 et bien d’autre chose encore…ET l’achat très récent de Tales of Vesperia qui méritera quelque poutoux un peu partout sur le nez quand je lui remaitrai son badge de meilleurs RPG de la console.


Et pourtant si il y a bien UN JEU que j’ai trouvé dramatiquement chiant sur Gamecube c’est bien Tales Of Symphonia. Bien sûr objectivement le jeu est bourré de qualité, le système de combat, l’opening du jeu, qui diffusé à la télé à sa sortie, te donne juste envie de te précipité à la première fnac venue et alpaguer un vendeur pour lui demander de faire du mal à ton portefeuille…Mais sérieusement, Colette…a-t-on déjà vu personnage plus insupportable dans un RPG? C’était à se demander si au moments de l’écriture du scénario les rédacteurs ont pas décidés de s’imposer comme contrainte de tenter de faire un bon jeu avec en héroine le personnage le plus niaiso-coconne possible…Sans compter un scénario qui sans forcément être mauvais fut finalement bien moins sympa que ce que laissait espérer la bande annonce, beaucoup de longueurs et des personnages finalement pas assez attachant pour donner envie de suivre une histoire qui aura eu beaucoup de mal à m’intéresser.
Et puis pof, Tales of Vesperia arrive sur le Xbox live au prix de 30 euros en pleine périodes de vaches maigres vidéoludique et le premiers constats est sans appels : Tout ce que j’ai détesté dans Symphonia à disparu, le scénario est prenant malgré un début peut-être un peu longuet mais hey! Le passage du château est fabuleusement flippant dès qu’apparait Zagi et sa gentille tendance à te VIOLER tout les débutant du genre, le casting est vraiment très bon (si on exclu Repede qui finalement ne sert que de figurant) et surtout attachant. Je haïssait Colette pour sa niaiserie, le personnage de Estellise la fait bien mieux passer, je trouvé Zélos « un poil » convenu et voilà qu’arrive Raven qui est gentiment insupportable et tellement attachant, Rita est facilement la meilleure tsundere de jeux vidéo que j’ai pu voir jusqu’à maintenant et Yuri est suffisamment cool pour me donner envie de me mettre du citron dans l’oeil pour tout les petits préjugés que son apparence androgyne m’avait filée.


Parlons en du scénario d’ailleurs qui est presque un modèle de « toujours plus loins », l’histoire qui ne commence que comme une simple micro-quête prend au fil du jeu une ampleur de plus en plus importante sans que jamais on est l’impression que les événements sortent de nulle part et pourtant on en arrive quand même à parler de FIN DU MONDE. Ce n’est pas rien, le héros est tout de même à la base simplement à la recherche d’un voleur qui à fait des misères à ses amis du ghetto…Et surtout, comme toujours dans les Tales of, l’univers du jeu est foutrement bien foutus et cohérent. Les blastias comme explication à la magie, la « géo-politique » ou même l’histoire même du monde est sacrément bien pensé et tout et chaque éléments de l’univers est parfaitement inséré dans un tout qui est particulièrement agréable de découvrir au fil du jeu.
Enfin, Agréable, là ça dépend de votre tolérance au cell-shadding. Ce n’est pas une réelle surprise dans l’univers des Tales of mais j’ai l’impression que le passage à la haute définition à poussé à l’extrême le concept d’aspect dessins animé et c’est d’autant plus flagrant au niveaux du chara-design qui contrairement aux décors donne l’impression d’être particulièrement « lisse ». Bon et puis si ont pouvait arreter de représenté les personnages qui dorment comme simplement allongé sur leurs lits, je sais pas pourquoi ça m’a marqué et au fond ce n’est qu’un détails mais pof, ça semble tellement simpliste comme manière de faire. Ce n’est donc pas laid maaais, il faut s y habituer, et si les yeux ne sont pas toujours forcément content il n’en est pas de même pour les oreilles. Le jeu est définitivement très sympa à écouter, que ce soit les thèmes de combats ou bien d’autres qui peuvent se vanter de n’avoir pour seul repproche que le fait de ne pas passer suffisamment souvent, à aucun moment je n’ai trouvé particulièrement désagréable l’OST toute lassitude mise à part à cause de certains aller retours un peu gratos dans certaines villes qui impose d’entendre la même piste encore et encore (Zaphias je pense à toi et si parfois la nuit je rêve de faire interagir des choses contendante avec ta dentition imaginaire).


Beau, prenant et avec le meilleurs cast de Tales of que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, Tales of Vesperia est facilement la meilleure galette virtuelle qu’à pu gober ma Xbox depuis un bout de temps. A la rigueurs le seul vrais reproche que je pourrai lui faire serait au niveaux de ses succès juste sur-pénible à obtenir mais bon, à ce niveau là ça ne concerne plus réellement le jeu et plus les achievement whore qui vont avoir besoin d’autant de patience qu’un hyperactif devant un reportage sur les bigorneaux pour tous les choper (non mais sérieusement, le succès des 100000 kilomètres parcourus…J’ai laissé tourné ma console pendant 4h avec le stick coincé dans une direction pour l’obtenir et je l’attends toujours >: ).

[PS3] Bulletstorm : « Kill with skill ! »

Je n’ai jamais vraiment aimé les FPS. Je n’ai jamais eu pour grande passion que de courir en vue subjective pour tirer sur des gens, des choses plus ou moins innocents. Moi, je suis plutôt RPGsexuelle, en général, d’ailleurs, il suffit de voir ma petite ludothèque pour s’en rendre compte, ou même me mettre une manette de Xbox 360 dans les mains avec par exemple… Super Meat Boy et il sera vite fait de se rendre compte que je suis complètement inutile et mauvaise.
Mais voilà, il y a maintenant 9 mois, durant la sacro-sainte E3, et un peu plus tard au Paris Games Week d’octobre 2010, ou j’ai pu voir une démo in game et plus seulement un trailer, je suis tombée fort en pâmoison devant un jeu transpirant le langage charretier et la violence gratuite, prometteur pour de longues nuits fracassantes devant la télé, pad bien accroché dans les mains et les yeux qui pétillent de bonheur. Ce jeu, c’était Bulletstorm. Un FPS. Mes convictions étaient complètement ébranlées à partir de cet instant, j’allais faire des infidélités à Final Fantasy, Persona allait me maudire avec une poupée vaudou pour me punir de cette trahison éhontée, et tutti quanti.

Bulletstorm nous conte donc la charmante histoire, interdite aux moins de 18 ans par la toute aussi charmante PEGI, de mercenaires de l’espace, mercenaires mis un peu au banc de leur armée, conséquence de petites trahisons et incompréhensions entre amis ( olol, que les petits coquins qui font d’éventuels parallèles me prennent la main et dansent avec moi ), quelques temps avant le début du jeu. Enfin, mis au banc. Ces braves gaillards ont de jolies primes sur leur tête, et leur boss aimerait grandement les voir disparaître dans un trou noir ou un début de supernova. Ou d’une balle dans la tête, pour faire moins original et grandiloquent.
Après une petite mise en bouche pour présenter les différends entre les protagonistes, Grey, le personnage principal résumant ça avec une classe folle qui me fait encore rêver, les commandes de base et le contexte général, oh j’oubliais, une tentative de suicide général, on est de suite mis dans le bain à devoir se battre contre les autochtones de la planète ou l’on s’est crashé dans la plus douce des douceurs.

Et pendant les premiers temps, il va falloir y aller avec la force du désespoir, ne disposant pas de beaucoup d’armes, excepté votre mitraillette et… votre pied de grosse brutasse. Qui se révèle crucial dans certaines situations, je vous le garantis. Oui, j’en ai surabusé par moments, je l’avoue sans honte. Bien sur, au fur et à mesure que vous avancez dans les actes et les chapitres, vous débloquez de nouveaux équipements, dont certains assez démentiels. En tout, il s’agira d’une dizaine d’armes différentes que vous pourrez utiliser et ce, sans compter celles dont vous pourrez vous servir de manière occasionnelle, telle une sulfateuse qui décimera les rangs ennemis, sans grand besoin d’être précis dans vos tirs. Sachez-le, c’est extrêmement jouissif dans le contexte. Mais l’une des plus importantes reste tout de même le Lasso et ses possibilités affolantes, pour peu qu’il soit bien exploités.
Cette diversité dans l’armement n’est pas uniquement là pour nos beaux yeux et pour les grosses explosions. Si chacun se spécialisera sûrement dans deux ou trois armes, il faudra toucher un peu à tout pour pouvoir débloquer les choses qui font partie des plus importantes dans ce jeu : Les fameux Skillshots.

L’Entrée des artistes ? Au fond à droite !

Les skillshots, coups spécifiques pour tuer vos ennemis dans Bulletstorm, sont définitivement un élément crucial dans votre partie. Outre leur côté très humoristique à tendance graveleuse pour certains ( Le « Ejéculation » m’a fait mourir de rire, je ne vous spoile pas le contexte ), ils sont importants pour votre progression. Je ne connais pas tellement le système qui est en vigueur pour vous procurer des armes et surtout des munitions en conséquence dans les FPS en général, mais ici, il vous faudra gagner des skillpoints ( eh oui, toujours plus de skill, pas de grande imagination à ce niveau ! ), que vous pourrez troquer contre toujours plus de bullets et autres Sismolcks auprès des points de largage disséminés dans le décor. Bien sur, il est toujours possible de récupérer les munitions auprès des ennemis que vous aurez tués au préalable, ça peut d’ailleurs vous sauver en cas de salve un peu trop longue et que les points de ravitaillements sont trop éloignés de vous. Je témoigne, ça m’a sauvée deux fois. Mais clairement, il ne faut pas compter sur ça.

Mais revenons brièvement sur les skillshots. Ceux-ci sont extrêmement variés – parfois à usage unique, ne se débloquant qu’après une action bien précise dans le scénario – et peuvent devenir un petit challenge pour ceux qui ont le souci du perfectionnisme… ou des SUCCES, certains semblant relativement tordus à réaliser ! A l’heure actuelle, cependant, je me base sur des trucs vus en vidéo sur le grand Youtube. Mais voilà, quand vous avez des succès tels que Gang Bang, ou Chichkebab, vous hurlez au génie devant votre télé au fur et à mesure que vous débloquez tout ça, et vous ne pouvez que vouloir remplir toujours un peu plus cette liste dans le menu. D’autant plus qu’absolument tout dans ce jeu est un possible outil pour déclencher l’un ou l’autre des 131 skillshots ( si je n’ai pas mal compté, moi et les nombres, vous savez… ) disponibles : Votre pied, vos armes, votre sismolock, l’environnement ! Vous envoyez votre ennemi d’un coup de tatanne bien placé dans un cactus ? Skillshot ! Vous tirez avec une certaine arme ? Skillshot ! Vous tirez avec la même arme mais d’un tir chargé ? Skillshot again ! Diversité astronomique que je vous dis. C’est un insatiable petit plaisir que de tester tout ce qui vous tombe sous la main dans ce jeu, peut-être pas dans votre première partie, mais par la suite… Ça lui donne une replay value vraiment pas dégueulasse à mes yeux. Pour résumer, tout cela me fait vaguement penser à un croisement entre MadWorld et Bayonetta. Mais avec quand même un dosage beaucoup plus important de MadWorld.

Et tant qu’à parler des inspirations diverses et variées, évoquons rapidement la troisième qui m’est venue naturellement à l’esprit, pendant ma partie. C’est au niveau de l’architecture de certains des bâtiments, et ce, non pas dans un seul ou deux chapitres, mais bel et bien tel un fil rouge tout au long du jeu, que j’ai eu le nom de Bioshock qui est apparu dans un coin de ma tête et qui a m’a titillée de manière régulière. Je n’ai pas joué à Bioshock, étant trop flipette pour ça jusque lors, mais j’ai, il y a une petite année de ça, regardé un début de walkthrough, et la comparaison, lorsque je jouais à Bulletstorm, s’est faite naturellement. Et j’ai été très vite rassurée quand une autre gameuse a elle aussi fait les  mêmes rapprochements. Après, je ne pense pas que ceux qui ont eu l’occasion de jouer à Bioshock auront l’impression de se retrouver propulsé sur un clone de Rapture, il s’agit tout simplement d’un côté référentiel pas dégoûtant.

Oh, et tant qu’on est dans les références, y’a celle-ci aussi. J’ai beaucoup ri en sachant que ça ne m’arrivera pas. Enfin, pas en rouge quoi.

Comme dit plus haut, le vocabulaire est plus que chamarré, surtout quand le Général Sarrano ( Et là, j’ai très envie de faire une vanne foireuse évoquant du jambon ) entre en scène, mais bien heureusement, il n’y a pas que cela qui distraira nos tympans. Car oui, la bande-son de ce jeu est de très très bonne qualité. Elle est composée de 24 pistes qui interviennent toutes ou presque au bon moment pendant la partie. Un passage un peu stressant arrive ? Vous le savez de suite grâce au rythme effréné de la mélodie qui vient de s’enclencher. De même que pour les moments nécessitant un peu de doigté dans la manœuvre, bien qu’ils soient extrêmement rares, soyons honnêtes, vous aurez le droit à une musique plus douce, plus posée, presque angoissante ! Bref, presque une heure de qualité sonore, qu’il est très agréable de ré-écouter, même en dehors du jeu. D’ailleurs, pour ceux qui sont intéressés, il est actuellement possible de trouver sur le site d’Epic Games, section Communauté, l’OST du jeu qui nous est gracieusement offerte. Par contre, là, de suite, à l’heure ou j’écris ces lignes, le truc plante, peut-être que le nombre de dl était affolant et que ça a tout fait sauter ! A prier que ça refonctionne dans peu de temps, car je l’écoute là, de suite, toujours à l’heure ou j’écris ces lignes, et c’est de très bonne facture.

Enfin, dernier point assez rapide, vu que je n’ai d’une, pas pris énormément de temps sur l’un, et pas du tout touché à l’autre : les modes de jeux alternatifs, à savoir, Echo et Anarchy. Le premier est une sorte de mode de jeu basé sur le compteur de points et le temps, ou l’on réalise sa performance sur un tronçon du jeu, tronçon bien évidemment déjà présent dans la campagne initiale. Encore une fois, il peut être rigolo pour s’entrainer ou pour ceux qui ont un petit attrait pour le scoring, mais ceux qui seront encore plus attiré par ce mode, ce seront ces vilaiiiiiines achievement whores, puisque quelques succès sont entièrement basés sur l’Echo. Anarchy, quant à lui, est le mode multijoueur. J’aimerais grandement y toucher un peu, histoire de pouvoir me faire une opinion autre que ce que l’on peut lire ou voir sur Internet, mais l’idée de jouer avec des gens inconnus qui pourraient m’insulter ou je ne sais quoi d’autre me fait un peu peur, en réalité. Si des gens se décident à se procurer Bulletstorm sur PS3, faites-moi signe !

Pour conclure, je suis très très satisfaite de mon achat, qui commence maintenant à dater, bien joué pour la réaction à chaud, Epic Games ne fait pas mentir son nom en nous présentant Bulletstorm, et nous propose vraiment une aventure entraînante, qui m’a donné envie de jouer pendant plusieurs heures d’affilée, alors que je ne suis pas une FPS-fag, qui m’a aussi donné envie de me mettre au genre, ce qui est un gros exploit en soi. Et puis maintenant, on attend la suite, hein ! Parce que la fin est obviously destinée à prévenir qu’on la verra pointer le bout de son nez d’ici peu, et que ça complèterait cette campagne d’environ 7 à 8h pour les gens normaux, 10 à 12h pour moi qui suis une mauvaise ( Descendez tout en bas de ce lien, et appuyez 10 fois sur le bouton intitulé « T’es Mauvais » en mon honneur ).

NB : Par pure honnêteté, je dois vous avouer que j’ai joué en difficulté « Très facile », ce qui me rend encore plus mauvaise. Merci de ne pas trop m’insulter.

Comic Live in Paris, première édition : Motto, Motto !

Ce mois de Mars a définitivement été un mois chargé, et ce, dans beaucoup de domaines. Mais ce week-end du 26 était un peu comme l’apogée de cette surabondance de choses à faire, de vie sociale à satisfaire et de projets à concrétiser. L’un des évènements regroupant ces trois points fut la première édition du Comic Live in Paris, affectueusement appelé ComiPa par les Twitteriens et autres depuis quelques semaines, qui se déroulait au Forum de Grenelle, dans le 15ème arrondissement de notre fabuleuse capitale.

Ayant un nombre de connaissances touchant de près ou de loin au monde de l’illustration, du dessin amateur ou même du fanzinat assez important, et ayant longtemps scribouillé avant de perdre l’envie de sacrifier quelques heures régulièrement pour noircir une feuille, qu’elle soit de papier ou numérique sur Photoshop, un rassemblement de ce genre ne pouvait qu’être attirant pour moi, et ce, depuis les tous premiers échos et tracts récupérés à JpEx. D’autant plus que quelques auteurs présents faisaient partie de ceux que je suis de plus ou moins prêt en règle générale ( coucou Kima ! ), c’était définitivement l’occasion idéale d’aller leur passer un petit bonjour et parler un peu avec eux dans un salon exclusivement dédié à ce petit monde du fanzinat.

 

Et d’ailleurs cela faisait du bien, d’avoir enfin une journée, avec un lieu bien délimité, pour mettre en avant ce petit monde underground qui passe régulièrement à la trape lors de grosses conventions. Qui n’a jamais fait « Okay, je repasserai plus tard » en parlant du secteur fanzine quand il se balade dans les allées de Japan Expo, pour ne prendre que cet exemple qui saute aux yeux ?

Ce ComiPa est, commençons par la conclusion, structure d’article rigolote, une expérience à renouveler absolument dans les années à venir, et nul doute que les tous petits défauts infinitésimaux seront gommés sans problème aucun, je fais confiance au staff qui était derrière cette première édition. Surtout quand les fanzineux sont eux-mêmes plus que satisfaits, d’après ce que j’ai pu glaner ici et là, au détour des stands.

 

Pourtant, tout aurait pu mal commencer, des soucis complètement fous de transports, l’obligation de demander mon chemin pour trouver ce damné Forum de Grenelle, bref, pas mal de conditions réunies pour me rendre grognon et mesquine dès les premières heures de la journée. Et là, ce ravissement d’entrer dans un hall plutôt classe et d’arrêter de râler à la même seconde.

Arrivée vers 10h pour les raisons juste sus-citées – loupant au passage l’installation et l’occasion quelque peu rêvée de discuter encore plus tranquillement que possible avec les auteurs, ce qui m’a rendue bien triste -, je n’ai pas eu à subir le flot de visiteurs et entrer sans difficulté, visiteurs qui étaient d’ailleurs bien plus nombreux que ce que je n’aurais pu penser, au vu des détracteurs que l’on pouvait trouver sur la toile et les différents réseaux sociaux, allant jusqu’à parler de « Fail » alors même que l’évènement n’avait même pas eu lieu et qu’il n’y avait pas de passif pour se permettre un tel jugement de valeur, je vais me permettre d’ailleurs de dire que ce comportement est remarquablement ridicule, mais eh, ça ne tue pas, du coup, certains forcent surement la dose.

Et donc, au milieu de cette petite foule, ce n’est pas moins d’une quarantaine de stands/groupes que l’on pouvait retrouver dans cette salle en sous-sol, à la fois malheureusement et heureusement exigüe pour un event « otake », tous aux fandoms plutôt variés dans les genres et qui donc, pouvaient parler à un éventail de public assez large. Même si je n’ai toujours pas bien compris à 100% cette recrudescence affolante de Nanoha sur l’un des stands japonais ! L’effet Magical provoqué par Madoka toutes ces dernières semaines… ?

 

• Les fandoms aux valeurs sûres…

 

En effet, parmi les exposants, on pouvait retrouver un nombre d’entre eux ayant fait le choix de présenter des oeuvres basées sur des fandoms déjà existants et relativement populaires depuis quelques mois ou années.

Parmi ces derniers, l’on peut distinguer Eternal S [ Deviantart ], qui offrait un dôjin Kuroshitsuji… à ne pas mettre entre toutes les mains. J’étais déjà tombée il y a des lustres de ça sur une des illustrations de la jeune fille, et j’avais été déjàà l’époque très attirée par le style. Et puis, je suis relativement corrompue d’office dès qu’il y a du Kuroshitsuji dans l’air, voilà pourquoi j’ai rapidement été faire un tour sur son stand. Mais en ne tombant pas dans l’écueil de la fangirl éhontée, se concentrant sur un seul et même objectif, il était également possible de trouver son bonheur parmi un nombre assez fous de marque-pages provenant de séries et JV divers et variés, dans un style Chibi plus qu’adorable. Je n’ai craqué que pour un petit Death the Kid mais j’aurais pu me « ruiner » pour deux ou trois autres, au vu de leur prix dérisoire et du nombre de personnages représentés – il devait bien y en avoir plus d’une centaine !

 

Juste à côté d’Eternal S, la Brigade SOS, qui était comme une sorte de point d’ancre pendant la matinée. Les deux premiers fanzines étaient disponibles à la vente ( et je n’ai toujours pas acheté ce second, damn ) ainsi qu’un recueil inédit, et très bien pensé pour les gens un peu déviants comme moi, le « Enter the Swapzone », une 20 de pages au principe très simple : prendre toute une série de figures masculines de la japanimation et leur donner une flopée d’hormones graphiques pour les voir se transformer en fille. Le résultat pour certain(e)s est saisissant, j’ai été bluffée par le Keitaro dessiné par Grimm, notamment parce qu’il est très proche du style d’Akamatsu. Et la dédicace de Baka la merveilleuse rend tout ceci encore plus génialissime-à réitérer à l’occase § ( d’ailleurs, Baka, tu es très mignon en fin du bouquin, je t’épouserai bien sous cette forme :3 )

 

Une dédicace de folie ! Des polonaises plus que sympas ! Un échantillon de qualité !

Autre stand sur lequel je me suis jeté, celui des très charmantes jeunes filles de Track of Dreams, dont je n’avais jamais entendu parler mais qui font aussi du très beau. Dessinatrices d’origine chinoise, elles proposaient pas mal de fandoms, dont du Volcaloid, et et et surtout, deux sublimes recueils d’illustrations d’Umineko. Et je suis très jalouse d’Amo car je n’ai pu en avoir qu’un seul sur les deux, la faute à mon arrivée pas si tardive et un écoulement du stock à vitesse grand V, et je maudis ce mec au chapeau pour sa chouille d’avoir pu acheter ce deuxième assez désiré. Tant pis, c’est le jeu ma pauvre Lucette ! Ah, et elles avaient une petite doll toute mignonne sur leur stand, c’était chou.

 

Mais c’est alors qu’en fin de matinée, à force de croiser des gens, il est possible d’apercevoir des badges au potentiel putassier et charismatique un peu partout sur les gens. Un badge Kyubee. Gogogo, l’obligation de trouver le stand qui le propose devient une priorité assez urgente. Oui, je n’ai toujours pas regardé Madoka, mais ce n’est pas grave, Kyubee est une petite icône à lui tout seul, c’est un peu comme ne pas regarder Qui veut Epouser mon fils mais exulter dès que Marie-France passe à la télé.

 

Et c’est là qu’intervient le studio Black and White, tenu par 3 polonaises qui se sont surement posé plein de questions sur le fait que l’on dévalise leur stock au point qu’elles n’avaient même pas le temps de regraffer le petit badge à leur table. Elles semblaient démentiellement abordables pour discuter, et je me sens un peu bête de ne pas avoir pris plus de 5 minutes, mais le succès était au rendez-vous autour de leur table. J’ai juste eu le temps de leur demander par quel biais elles avaient eu vent de cet event, et le nom de Japan Expo a une fois de plus résonné à mes oreilles. Preuve que la comm autour du ComiPa était peut-être moins sauvage que celles pour d’autres rassemblements mais qu’elle fut efficace. Sur leurs stands ( car celui de Black and White était couplé avec celui d‘Irugami, pour lequel j’ai pris moins de temps, cependant… ), au dela de la quantité de badges aussi ahurissante que le nombre de marques-page chez Eternal-S, on pouvait se procurer quelques posters et recueils ( dont un apparement R-18, j’ai LOUPE ça § ). Et en plus de ce côté abordable, elles étaient super super sympas. J’espère vraiment qu’elles repasseront par la France un de ses quatre matins.

Du peuple ! Une brigade ! Des chinoises qui ont accueilli mon argent !

Bien entendu, l’on pouvait retrouver MangaPal et sa floppé de dôjin fraîchement importés du japon, j’ai donné mon argent sans trop réfléchir et sans regrets, dommage que pour une fois, il n’y ait pas eu d’Umineko ;_;. En revanche, on pouvait trouver un livre « 3D » centré sur Touhou, et j’en connais une qui n’a pas résisté longtemps après l’avoir vu, mais ça se comprenait, le concept était bien foutu, et le dessin était très loin d’être mauvais.

 

• … Mais aussi de l’original à revendre !

 

Et là, je vais évoquer en premier lieu l’une de celles qui me parlait le plus sur le listing des exposants, et que je suis depuis qu’elle s’est lancée dans son aventure Cockroach, Inc., à savoir (Wonder)Kima ! Kima, c’est cette addict au Starbucks créatrice de Ziprian, Ovide et de toute la petite troupe gravitant autour de ces deux idiots-là ( Scar <3 ! Janice <3 ! Tous <3 ! ). Je pourrais disserter des lignes et des lignes sur elle, tant je suis assez addict de ce webcomic, mais je vais m’en abstenir, c’est promis. Kima proposait donc principalement un Cockroach 1.2, qui est un bon résumé des deux premiers opus qu’elle a déjà mis en vente lors de diverses conventions. Et puis, il a la meilleure première de couverture du monde, avec toutes ces moustaches charismatiques. Constant, tu n’aurais pas dû mourir <3. Elle permettait aussi de récupérer son opus spécial « Snape », qui avait été réalisé à l’occasion de la sortie du 6ème film, si ma mémoire est bonne et sa couverture tout aussi magique. Ne vous y trompez pas, la demoiselle est une huge fan du professeur. Et, comme à son habitudes, tout un tas de petits goodies reliés, tels des straps pour portables et des badges, pour certains inédits.

Kima partageait son stand avec resosphere/Little_Yokai ( comme elle est connue sur Thalie ), que je déteste amicalement pour sa maîtrise de l’aquarelle en général, et, je dénonce, qui jouait à sa PSP par moments. C’est honteux, on ne la pas assez sollicitée et submergée en dédicaces. Ca se corrigera la prochaine fois, juré !

Une Wonderkima ! Et une dédicace bien cool elle aussi !

Juste à leurs côtés, Dokkun, qui semble avoir rencontré un petit succès, j’ai régulièrement vu du monde attroupé autour d’eux. Mais je ne suis pas attirée plus que ça par ce que fait Fabrissou, du coup, j’ai juste jeté un coup d’oeil furtif.

Par contre, installé pas beaucoup plus loin, il fallait noter la présence de Tsundereko ( un nom qui me fait déjà dire que ce stand est génial ) et vinhnyu, que je lurkais gentiment, étant donné que le monsieur est installé sur GameKult et que, eh !, c’est là-bas que j’ai commencé à blogguer en loucedé ! Son Fufufu 2011 est bondé d’illus qui font vraiment, VRAIMENT envie, pour ne citer qu’elle, celle de Panty and Stocking. Egalement en vente, son fanzine 100% original « Elyse – Modern Witchcraft ». Le bon point, c’est que le sieur réalise de la VPC, de ce fait, si vous avez loupé l’occas de le prendre et que cela vous tente tout de même… Vous savez quoi faire ! Les stocks sont cependant limités.

Sur le même stand ( ou se trouvaient sitouanang et kinary ), il était possible de retrouver les illus sus-citées en individuel au format A3… mais également de superbes aquarelles réalisées sur place pour certaines, je regrette encore de ne pas avoir acheté cette Sakuya de Touhou. Encore une fois, j’ai fait « fff- » devant et j’ai pleuré trois pas plus loin.

 

Au détour du vote pour le meilleur fanzine, en feuilletant les oeuvres proposées, j’ai pu tomber sur ce qui a, je crois, marqué pas mal de monde, la réalisation de The Maries. C’était un livre relativement petit, comparé au format A5 que l’on retrouve habituellement, ce qui déjà, fait qu’on se pose des questions. C’est tout bête, mais le moindre détail peut jouer quand une trentaine de ces choses sont alignés sur une grande table. Mais ce qui marque le plus, c’est la manière dont est édité le fanzine. De par la qualité du papier utilisé, qui a un grain assez épais, mais très agréable au toucher, la tranche rigide, on a presque l’impression d’avoir un livre qui n’est pas tout neuf dans nos mains, une envie de le manipuler avec douceur et délicatesse, ce qui renforce totalement le côté « petite oeuvre ». Et les illustrations à l’intérieur, mêlées au texte, renforcent pleinement ce sentiment. Je crois qu’après réflexion, il s’agit d’un de mes plus grands regrets. Mesdames, j’espère vous revoir quelque part et vous acheter un exemplaire !

 

Les invités du jour : Les cercles japonais

 

Bien évidemment, il est hors de question que je n’évoque pas les cercles et artistes japonais présents pour ce ComiPa, d’autant plus que leurs productions présentées étaient de qualité.

Tous regroupés dans la même lignée, on pouvait donc retrouver l’un des stands les plus marquants a savoir le cercle PLUM et ce, grâce à ses tapisseries Panty & Stocking qui donnaient fortement envie. LE seul bémol qui en a freiné plus d’un ( et une ! ) étaient leurs prix, justifiés par rapport à la chose mais castrateurs pour le porte-monnaie… Comme évoqué au début de l’article, on pouvait retrouver sur les deux tables qu’occupaient les membres de PLUM un nombre ahurissant de doujins et de posters centrés sur… Nanoha, toutes séquelles confondues. J’aurais aimé leur demander pourquoi cette sur-exposition de ce fandom, mais une fois encore, je suis passée à côté… Sur le dépliant fort pratique qui était fourni par le staff en entrant, il est indiqué que le cercle se concentre certes sur Nanoha… mais aussi sur One Piece, et j’ai bien l’impression de ne rien avoir vu de cette série ! Mais après tout, l’ensemble de leurs produits étaient sympathiques et les amateurs avaient largement de quoi être conquis.

 

Personnellement, mon regard s’est porté à de nombreuses reprises vers le stand de Tsubameyado. Et là se trouve mon deuxième plus gros regret. Parce qu’avoir une de leurs planches monochromes sur mon étagère aurait été un gros gros plaisir, que j’aurais regardé amoureusement chaque soir pendant un bout de temps. L’une des artistes, dans un autre genre, dessinait sur ce qui ressemblait fortement à des cartons à shikishis à une vitesse astronomique à l’encre et aux copics, je l’ai regardée faire une Hatsune Miku crossoverisée avec les vêtements de Reimu de Touhou, j’ai eu le souffle coupé et ait été pleurer de nouveau dans un coin d’avoir autant de talent devant les yeux. Selon une photo trouvé sur le net, elles avaient même un vase gravé à l’effigie de Béato qui semblait très omochikaeri~, bref, un IMMEEENSE coup de coeur pour elles !

Quand je vous dis que c'est fabuleux, ce que fait Tsubameyado

Il y avait également un autre stand axé musique, la Unchinku Company, et plus particulièrement les musiques de Touhou et ses remix, stand tenu par des gens plein de PASSION, affirmant que le moe ne mourra jamais ! Je suis sûre qu’une partie de la blogosphère française aimerait leur exprimer son point de vue ! En tout cas, ils véhiculaient un enthousiasme communicatif, et m’ont même poussés à me servir de mon japonais un peu branquebaland pour échanger deux trois mots. Leurs prix n’étaient d’ailleurs pas excessifs, 10€ par CD si je ne me méprends pas. Il y avait également des petits brassards oranges à la vente mais je ne sais pas trop ce qu’il y avait d’écrit dessus…

 

Juste à côté de Tsubameyado, on pouvait tomber sur un petit stand, le cercle Sokko Spell, avec une collection de cartes centrées sur Volcaloid, mais étant complètement incapable de faire le distinguo entre la majorité des personnages et n’étant pas une folle furieuse de l’univers ( coucou Kaji et Jade si vous passez dans le coin ), je n’ai pu que m’arrêter pour zieuter d’un oeil distrait. Si je ne me méprends pas, il me semble que l’une des vendeuses était habillée d’une magnifique tenue qui faisait qu’on la remarquait de loin.

 

• Au final ?

 

Je n’évoque malheureusement pas tout le monde, n’ayant pas eu un temps monstre ce jour-là, mais il est important de signaler que tout ce que j’ai vu ou même entr’aperçu, ce n’est que du positif. Comme la globalité des gens qui ont reviewé sur le sujet, le fait que ce soit un event entièrement dédié au fanzinat permet à ce petit monde de ne plus être la cinquième roue du carosse des conventions, d’autant que certains cercles recèlent des artistes de grand talent, qui mériteraient hautement une publication plus officielle, nettement plus que certains actuellement édités et qui trônent dans les vitrines. Je ne sais pas si parmi les exposants présents ce samedi, il y a des gens qui ont des prétentions professionelles ( certes, certains sont déjà dans ce milieu, comme Kima, si je ne me trompe pas ! ), mais ils pourraient « poser leur candidature » dès maintenant.

Je souhaite sincèrement que ce salon du fanzinat soit réitéré l’année prochaine, avec peut-être un tout petit poil d’ambition en plus pour ce qui est du nombre d’exposants et de la taille de la salle, le staff peut se le permettre, car l’enthousiasme semble général. Que ce soit de la part des exposants que des visiteurs.

Pour clôturer, petites photos de mon loot du jour, qui aurait pu être plus fourni, à la réflexion…

<3333 !

PS : ご信用とご親切、あさいともこさん、本当にありがとうございます (^_^)’ !

 

Tout est toujours plus sympa à plusieurs !

C’est ce genre de provocations gentillettes et qui sortent un peu de nul part qui font qu’on grogne un peu devant son PC pour finalement céder quelques temps plus tard.

MAIS pas n’importe comment.

Oui, je vais reblogguer, je vais de nouveau perdre une partie de mon temps consacré à la Vie Sociale à griffonner des trucs pas spécialement qualité sur l’Internet, bien joué moi, c’est grave le moment techniquement, en plus ! MAIS, à partir de maintenant, je ne fais plus ça toute seule. Indeed, je fais rappliquer/j’ai kidnappé de manière un peu sauvage le copain… de soirées CAL, le fabuleux Nashi, ce Nashi que j’épouserais juste pour ses métaphores auxquelles j’ai le droit sur MSN ou en chair et en os de manière régulière.

Voyons voir si on arrive à se motiver l’un et l’autre tels des Ouendan. Si ça faile, un peu comme cette news de reprise – d’ailleurs, Nashi, tu as les droits suprêmes sur ce blog, tu peux screw tout ce qui est écrit dans ce billet et l’inonder de charisme à la place § -, eh beh, tant pis ♥ Mais j’y crois pour le moment ♥

PS : Je me mets au CSS et au design bientôt. C’est promis.