[Manga] Solanin « Aujourd’hui, c’est comme ça »

Au moment ou je commence ce (petit) billet, il ne reste plus que quelques heures avant la soirée annonciatrice d’une perte de temps considérable cet été, à savoir, la soirée pilote de Secret Story 4, celle que j’attends avec beaucoup d’impatience, comme pas mal d’autres, d’autant plus que j’ai déjà pu regarder quelques petites choses sur les candidats et… bref,ça peut être très sympa. Et je vais prier pour que cette gentille bronchite que j’ai récupéré gratuitement à JpEx, comme s’il s’agissait d’un goodie éditeur, ne vienne pas trop m’assassiner en plein milieu.

Mais en attendant, profitons de tout ce temps « H- » pour tapoter quelques petits mots sur un titre bien sympa que j’ai découvert un peu au hasard. Bon, ce serait mentir de dire qu’en le voyant sur les étagères du Album de Bercy Village, le nom ne me disait fichtrement rien. Mais après… J’en savais pas spécialement beaucoup sur le bazar.

C’est donc avec l’optique d’avoir une lecture intéressante pour la demi-heure d’attente avant un rendez-vous des plus cruciaux pour le mois en cours… que j’ai pris le premier tome de Solanin.

Il est d’ailleurs dommage que ce titre ne soit pas plus mis en avant dans les devantures, et qu’il faille presque tomber dessus par hasard. Parce qu’il est bourré de qualités. Et là, commence le point de vue ultra-subjectif mais je pense qu’au moins quelques personnes seront d’accord avec ce que je dis.

Tout d’abord, et c’est l’un des points les plus importants à mon sens, il n’y a pas un véritable travail d’immersion à réaliser. On se plonge dans l’histoire dès le premier chapitre.

Le plot n’est pourtant pas extraordinairement original, pourrait-on se dire. Entrant dans la catégorie tranche de vie, Solanin raconte l’histoire d’une petite bande de copains, avec pour héroïne principale Meiko ( Meiko et ses taches de rousseur qui sont adorables, je veux les mêmes <3 ), qui, alors qu’elle ne fait qu’entamer son périple dans la terrible vie active, ne se sent définitivement pas à l’aise dans cette situation, et surtout à son poste d’Office Lady, ce qui fait que dès les premières pages du premier tome, elle… démissionne. Pouf, tant pis pour la petite situation qui lui permettait de vivre tranquillement, le danger du « je ne sais pas vraiment ce que je ferai demain » étant beaucoup plus excitant. Meiko est donc le personnage central, mais néanmoins, les autres protagonistes ne manquent pas d’intérêt, loin de là, j’y reviendrai juste un peu plus tard * teasing * adore ça *

D’ailleurs, j’ai oublié de mettre un warning au début, il deviendrait presque inutile à présent si je le laissais tel quel, de ce fait, je vais le transformer un peu : Solanin est un pur manga tranche de vie à mon sens, et ceux qui sont rebutés par le genre passeront surement leur tour. Cependant, il possède une petite gravité pas négligeable quand on fait le point sur les critères d’attachement à ce titre.

… Ma phrase ne veut rien dire, si vous voulez comprendre, je vous conseille de sniffer des cachous, vous les pilez avec une règle en métal, vous en faites une ligne et hop, l’awareness sera à vous. Ou alors, vous chopperez un gros mal de crâne, c’est un peu la roulette russe.

J’en étais donc à tenter de parler du scénario, avant cette petite interlude. A proprement parler, je ne pense pas qu’on puisse parler de « scénario », en réalité, mais plutôt de la retranscription d’un moment dans la vie de jeunes se situant à la frontière de la période dorée de l’adolescence, avec tous les rêves et les objectifs plus ou moins stupides qu’on se fixe durant ce temps-là, étant à la limite de franchir le pas vers le monde « adulte », mais qui tentent tout de même un dernier coup de poker en se raccrochant aux dits rêves et objectifs stupides, ici l’espoir de toucher la gloire par la musique et la réussite du groupe de ces joyeux lurons, afin de prolonger quelque peu la chose. Et c’est toute cette période de transition que l’on vit pendant les deux petits tomes de Solanin. Petits, parce qu’ils se lisent foutrement vite. En deux minuscules heures, en prenant son temps pour apprécier, il est possible de passer de la couverture du premier tome à la quatrième de couv. du second. Et si je parle de profiter, ce n’est pas pour rien.

Il se passe un nombre de choses assez impressionnant, et dans tous les domaines, que cela aille du domaine sentimental, ou professionnel, en passant par tellement d’autres choses qui ponctuent le quotidien de chaque personne. Plusieurs fois, dans ma lecture, je me suis surprise à relever la tête et à réfléchir à une phrase d’un des protagonistes, à une situation. Tout est une question de ressenti, avec Solanin. Et je pense que c’est parce que ce sont vraiment des problèmes, des petits cas de conscience qui peuvent arriver au premier lambda venu, que l’on peut accrocher relativement facilement au bazar. Puis, me situant à une ou deux années près dans la tranche d’âge des héros, ça renforce encore plus le sentiment de se sentir proche de ce quotidien qu’ils vivent, de ces questions qu’ils se posent.

Il m’est difficile d’entrer plus dans les détails car je me sens tout à fait capable de spoiler d’un coup, d’étaler une tartine assez formidable de petites choses qu’il est tellement plus délectable de découvrir au fil de la lecture, et non pas dans l’article d’une petite blogueuse qui a juste pour prétention de vous faire dépenser 20 beaux euros pour un truc qui en vaut VRAIMENT la peine. Je vous jure, vous me remercierez.

Plus sérieusement, niveau chara-design, et même design tout court, le réalisme dont le mangaka fait preuve dans son trait fait lui aussi mouche pour renforcer le sentiment de vérité et d’authenticité dans ce récit. Les personnages ne payent pas de mine, loin de là, pas de petit détail comme des bandes blanches dans les cheveux, pas de coupe improbable, pas de cicatrices sur les joues, non, ils n’ont pas besoin du détail qui tue pour avoir une identité pour eux, c’est justement un détail qu’il est très agréable de constater.

J’ai d’ailleurs appris qu’il y avait eu un film adapté du manga, qui est sorti en avril de cette année, et je suis très intéressée, car à la vue du trailer, les personnages semblent relativement fidèles à l’oeuvre originale. Je pense que quelques recherches sur le bazar ne seront pas inutiles, d’autant plus que Solanin, de base, n’est pas un manga bien long, donc les risques de passages virés pour manque de temps sont assez faiblards.

Et puis, je suis très tentée de pleurer un bon coup, masochiste de base que je suis.

Bref, je recommande une fois de plus ce superbe titre qu’est Solanin, il ne prendra pas beaucoup de place sur votre étagère, pas comme certaines séries que certains se donnent du mal et donnent beaucoup d’argent pour continuer à les suivre, et je suis persuadée que vous ne regretterez pas l’investissement. D’ailleurs, Solanin m’a donné envie de tenter de jeter un oeil aux autres titres du monsieur qui a fait tout ça, à savoir Asano Inio, je ne lis que du bien sur cet homme depuis que j’ai commencé à chercher.

J’ai déjà réussi à convertir quelqu’un à la cause de ce titre, si vous n’accrochez pas plus que ça, je ne peux plus vous sauver : <…

A contrario, si vous me dites exactement d’ou vient la quote, je serai très contente =D…

Et sinon, l’article sur Japan Expo arrivera. Un jour. Bientôt. Le jour où mon jumeau mouette mettra son blog à jour, tiens !

4 Responses to [Manga] Solanin « Aujourd’hui, c’est comme ça »

  1. Toujours pas de commentaires? C’est nul. Ce post le mérite car tu vends vraiment bien ton truc et tu donnes bien envie de découvrir cet univers tout simple.
    Et je suis très flatté d’être un rdv capital :3 :3

  2. Tiens il me semble que tu n’es pas la première à me vanter les mérites de ce titre :) Je le lirai avec plaisir en rentrant! Petite précision: vaut-il mieux le faire dans un moment de bonne humeur ou peut-on aussi bien l’apprécier dans une passe de morosité?

  3. Oooh, merci beaucoup, je ne connaissais pas l’existence de ce manga.
    C’est tout à fait le genre d’oeuvre qui me convient totalement !
    Il faut que j’aille noter ça.

  4. (hé ben, sans ton twitter je m’inquiéterai de ton sort :x)

    Je viens juste de lire le 1er tome de ce manga, par hasard, parce que je me rappelais que t’en avais parlé (mais je n’avais pas lu cet article). Donc là je te hais parce que je suis dépressionnée, mais merci quand même parce que c’était vraiment un bon titre qui méritait la peine d’être découvert, et je n’y aurai sûrement jamais fait attention sans toi :) Par contre je viens de me spoiler en regardant le trailer du film je crois -_-;

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