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[Manga] Un bus passe ~ Heartwarming Moments

Traîner sur l’Internet est quelque chose de fabuleux. Surtout quand on le fait sans but précis. Car ce genre de configuration est la meilleure pour tomber, au milieu d’une kilotonne d’infos inutiles, sur de petites pépites qui vous feront vibrer, rire, pleurer, bref, qui soulèveront chez vous une émotion particulière.

Un Bus Passe fait partie de ces petites pépites dont j’aurai sans doute découvert l’existence au hasard d’un moment de flânerie à cette bonne vieille FNAC, mais noyé au milieu de tant d’autres titres parfois bien moins qualité, il aurait surement mis plus de temps pour arriver entre mes mains. Sorti chez Kaze Manga à la toute fin du mois d’aout, raconte en 8 petites histoires, dont la longueur peut varier de quelques pages à une bonne vingtaine pour la plus longue d’entre elle, les rencontres qui peuvent découler de l’attente à son arrêt, que ce soit à la sortie de son lycée, de son quartier, ou même qui lie un pays à un autre. Et Mizu Sahara, l’auteure de ce recueil, nous conte ces rencontres de manière très émouvante. Oui, j’ai chouiné en lisant Un Bus Passe. Encore. Toujours.

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Et ce qui est fabuleux dans ces presque 200 pages, c’est qu’aucune histoire ne se déroule de la même manière. Certes, les protagonistes sont différents à chacune d’entre elles, ce qui devient logique. Mais les mêmes ficelles pourraient être ré-utilisées à souhait, en ne changeant que de sombres détails. Ce qui n’est absolument pas le cas. Et c’est donc 8 possibilités de se retrouver plus ou moins dans une situation que l’on a déjà vécue, ou que l’on a frôlé, l’espace d’un instant, d’une parole, d’un geste, même. Ou bien alors, prendre un élément dans chaque et composer sa propre histoire.

Il est aussi intéressant de voir que Mizu Sahara n’a pas dépeint que des amours adolescentes mais nous donne une palette assez étalée d’âges, allant de jeunes enfants découvrant tout justes les prémices de l’amour, jusqu’à de jeunes adultes avec les tracas du quotidien mais n’ayant pas renoncé à cette petite pointe de candeur sentimentale, tout en passant par des adolescents qui sont au contraire, en plein dedans. Les deux dernières histoires, d’ailleurs, m’ont plus où moins achevée. Dans le bon sens.

Pour ne rien gâcher, le trait de cet auteure est très agréable, assez shôjoesque, certes, mais elle ne tombe pas dans le piège d’yeux énormes ou d’un abus de trames fleuries ou étincelantes, qui sont deux de mes cauchemars quand j’ai une poussée fleur bleue et que je tombe dans ce genre de séries. Pas de signes particuliers qui démarquent les personnages, qu’ils soient masculins ou féminins, des gens qui sont vraiment comme ceux que l’on pourrait croiser au quotidien, dans la rue, s’ils venaient à être extirpés de leur prison de papier. Ce qui renforce ce sentiment de proximité que l’on peut éprouver pour eux et leur histoire. Ces gens, de par leur côté commun, c’est vous, c’est moi, c’est absolument tout le monde.

Et la couverture ainsi que l’histoire centrale entièrement en couleur et à l’aquarelle, plus pertinente qu’un autre moyen de colorisation, m’ont fait tomber, rajoutant un petit côté mélancolique pas désagréable.

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Comme dit quelques lignes plus haut, donc, Un Bus Passe possède une large gamme de personnages au passif, au caractère différents, et chacune de leurs histoires varie de l’une à l’autre, et c’est pour cela que l’on ait 15 ou 25 ans, ou plus encore, peu importe nos expériences, on a la forte probabilité d’être touché en plein cœur à tout moment.

Et puis, eh, come on, il ne vous coûtera que 10 euros, ce qui est très peu pour un tome d’une édition de bonne qualité et aux pages couleurs. Je dis ça comme ça.

3 ans, yippee oh, yippee eh ! ~

Aujourd’hui, Tsuntsun devient grande, Tsuntsun a 3 ans.

Et donc, pour fêter ces mirifiques trois années de blogging, comme il est à la mode de créer des rubriques ou des dossiers pour une raison bien particulière, ou juste pour l’amour du post, c’est l’occasion idéale pour mettre en ligne cette petite série de posts ayant pour ligne conductrice : Les One-shots mangas.

Il est certes toujours plaisant de s’attacher à des personnages sur la longueur. Plus de richesse dans le développement, une histoire parfois toujours mieux construite avec le temps, des détails qui ne sont permis qu’en plusieurs tomes, bref, de grosses séries qui squattent au final nos étagères. Et puis, soyons honnêtes, ce genre de titres coûte un rein pour être suivie de manière régulière et avoir la « collection » complète. Certain se mort passivement les doigts d’avoir un jour commencé Détective Conan.

Même si l’aspect pécunier de l’affaire a sa légère importance, je dois avouer que depuis quelques temps, je suis personnellement plus attirée vers les séries courtes, même si j’ai actuellement sous les yeux quatre de mes séries préférées, et elles entrent dans la catégorie des séries qui ont ou vont dépasser les 10 tomes, ce qui est complètement contradictoire. L’attrait pour ces one-shot/deux tomes maximum a du sérieusement naître avec Solanin, il y a un an plus tôt.

Un ton plus mature ? Des thèmes plus pragmatiques, plus terre à terre ? Une manière d’amener les choses sous un autre angle ? Tout cela à la fois ?

Allez savoir. Mais je prends clairement plus de plaisir à lire des titres comme ça qu’un gros shônen qui tâche.

Je n’ai pas la prétention de dire que la petite sélection que j’ai concocté pour l’occasion plaira à tous. Mais si je peux vous donner la curiosité d’y jeter un coup d’œil, alors, je pense que j’aurais déjà bien gagné.